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Peter Van Eenoo dirige le DoCoLab de l'UGent

Des contrôleurs du laboratoire antidopage de l'UGent vont collaborer avec les JO de Paris

Huit contrôleurs du laboratoire de contrôle antidopage de l'Université de Gand (UGent) vont se rendre aux Jeux Olympiques de Paris. Pendant un mois, 10.000 échantillons d'athlètes olympiques y seront analysés. Le laboratoire de Paris chargé de l'opération va être aidé par une cinquantaine de chercheurs supplémentaires. Huit d’entre eux seront donc issus du DoCoLab de Gand.

Anne François Belga
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En temps normal, le laboratoire de Paris analyse environ 20.000 échantillons par an. Mais pendant les Jeux, ce chiffre passe à 10.000 en un peu moins d'un mois. La période entre le prélèvement et l'annonce du résultat est en temps normal de 20 jours. Elle sera réduite à 24 ou 36 heures durant les Jeux.

"Aucun laboratoire n'est équipé pour faire face à ces chiffres et à cette intensité", a rappelé le DoCoLab ce mercredi. Le laboratoire de l’Université de Gand (Flandre orientale) fait partie des cinq plus grands laboratoires de lutte antidopage au monde. Sur 30 laboratoires dans le monde, l'Agence mondiale antidopage (AMA) en a suspendu deux tiers à un moment ou à un autre.

"Nous n'avons jamais été suspendus", affirme Peter Van Eenoo, qui dirige le laboratoire gantois. Malgré la qualité et l'augmentation de la capacité pendant les Jeux, les chances d'attraper les athlètes dopés restent relativement faibles. "Environ 250.000 échantillons sont prélevés chaque année au niveau international, tous sports confondus", ajoute-t-il.

"Dans les sports équestres, cela représente 800.000 échantillons. Mais dans les sports humains, le risque de se faire prendre est extrêmement faible. Deux athlètes olympiques sur trois n'ont pas été testés au cours de l'année précédant les Jeux". Les JO de Paris auront lieu du 26 juillet au 11 août prochains.

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