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L'Agora de l'UAntwerpen occupée depuis le mois de mai par des étudiants

Les étudiants pro-palestiniens mettent fin à leur occupation à l'Université d'Anvers

Les étudiants pro-palestiniens qui occupaient depuis six semaines un bâtiment de l'Université d'Anvers mettront fin à leur action ce mardi soir. C’est ce qu’ils ont indiqué dans un communiqué de presse. Ils termineront leur action par un sit-in symbolique, "comme notre action de protestation avait débuté en octobre", précisait Lennert Vercammen du mouvement UAntwerp for Palestine.

Anne François Belga
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"Nous avons enregistré plusieurs victoires, mais ce n’est pas la fin de l’UAntwerp for Palestine", déclaraient des étudiants pro-palestiniens. L’un de leurs buts principaux était de contraindre la direction de l’Université de mettre fin à toutes les collaborations avec des universités ou institutions israéliennes, en raison de la situation humanitaire dramatique à Gaza. Le recteur Herman Van Goethem a effectivement accepté certaines de ces revendications, confirment les militants.

"Le recteur a tenté de nous poursuivre en justice. Ça ne lui a pas réussi, car nous avons le droit de protester", a d’autre part commenté un porte-parole du mouvement étudiant, faisant référence à l’ultimatum que Herman Van Goethem avait donné pour le 15 juin aux étudiants pour libérer l’Agora des tentes qui y ont été installées.

Depuis le 13 mai dernier, des dizaines d'activistes occupent un bâtiment de l'UAntwerpen, dans la lignée des manifestations estudiantines internationales (et celles qui ont lieu aux universités de Gand et Bruxelles notamment), pour afficher leur solidarité avec le peuple gazaoui dans la guerre menée par Israël contre le Hamas, mouvement islamiste au pouvoir dans cette enclave palestinienne.

"Notre but ultime, le boycott académique complet n’est pas encore atteint", soulignent les étudiants. "Nous allons maintenant donner du temps à la Commission éthique pour réajuster son mode de fonctionnement et analyser les projets de collaboration en cours. Si ses conclusions ne satisfont pas nos exigences, nous n’excluons pas de nouvelles actions pendant l’été ou après la reprise de l’année académique", indiquait Lennert Vercammen.

Les étudiants occupant l'Agora de l'Université d'Anvers

A l’ULB, les étudiants pro-palestiniens expulsés par la police

Les étudiants qui occupaient depuis début mai un bâtiment sur le campus du Solbosch de l'Université libre de Bruxelles (ULB), en soutien au peuple palestinien, ont eux été évacués des lieux ce mardi matin par la police. Vers 6h30, les occupants ont diffusé des vidéos de l'expulsion en cours sur leurs réseaux sociaux. On y voit des policiers, présents en nombre, exhorter les étudiants vers la sortie. Les occupants ont en outre appelé à la mobilisation pour "venir les soutenir".

Aux alentours de 8h30, les lieux avaient complètement été évacués. Une quarantaine d'étudiants sont toutefois mobilisés devant le bâtiment, et parlent d'une "expulsion violente", selon l’agence Belga. D’après une étudiante, les occupants n'auraient pas été prévenus au préalable de l'évacuation. Selon l'ULB, les étudiants n'auraient pas été expulsés par la police, mais auraient "quitté les lieux volontairement sur la base de l'ordonnance qui leur a été signifiée mardi matin par un huissier. Celui-ci était accompagné de la police, présente en cas de heurts, mais elle n'a heureusement pas eu à intervenir".

Fin mai, la direction de l'université avait annoncé suspendre tout accord ou projet institutionnel de recherche impliquant une université israélienne, jusqu'à "l'engagement clair" des universités concernées "en faveur des exigences émises par la Cour internationale de Justice (CIJ) le 24 mai". La semaine dernière, la rectrice Annemie Schaus a appelé les occupants à libérer le bâtiment dans les plus brefs délais, estimant que l'évolution du mouvement "ne répond plus aux idéaux qui l'ont motivé" et regrettant notamment les "dégradations commises" lors de plusieurs actions.

L'ULB estime que durant les sept semaines d'occupation, "elle a tenté, en vain, d'établir un dialogue avec les occupants, d'écouter leurs revendications - dont certaines ont pu être rencontrées". Elle déplore toutefois que, malgré ses "efforts pour une issue négociée, la situation n'ait cessé de se détériorer".

Des étudiants pro-palestiniens devant l'ULB

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