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Le projet d'infrastructure pour accueillir le futur réacteur Myrrha, en 3D

La construction d'un réacteur alimenté par un accélérateur de particules a été lancée à Mol

Le réacteur de recherche polyvalente belge qui sera alimenté par un accélérateur de particules est officiellement en construction depuis ce mardi. Le gouvernement fédéral avait donné en 2018 son feu vert à ce projet "unique au monde", baptisé Myrrha. Le SCK CEN - le Centre d’étude de l’énergie nucléaire de Mol (province anversoise) - a travaillé à la conception de cette installation de recherche multifonctionnelle, qui devrait être opérationnelle vers 2038 après une construction en trois phases.

Anne François Belga
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MYRRHA signifie Multi-purpose Hybrid Research Reactor for High-tech Applications (Réacteur de recherche hybride polyvalent pour applications de haute technologie). "Avec cette première pierre, nous ouvrons la porte à de nombreuses applications pionnières", déclarait ce mardi le responsable du projet au Centre d’étude de l’énergie nucléaire de Mol, le physicien Hamid Aït Abderrahim.

"Pensez, par exemple, à l'amélioration des traitements contre le cancer, au développement de nouveaux types de combustibles ou encore au traitement optimal des déchets nucléaires". L’un des buts principaux de Myrrha est en effet le traitement des déchets radioactifs, que le réacteur pourra traiter pour les rendre inoffensifs 1.000 fois plus rapidement. Actuellement, ces déchets restent dangereux pendant 300.000 ans. Après traitement par le réacteur Myrrha, ils ne devraient "plus" être radiotoxiques "que" pendant 300 ans, expliquait en 2018 le professeur Hamid Aït Abderrahim à VRT NWS. Ce physicien vit depuis des décennies en Belgique.

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Myrrha devrait aussi pouvoir réduire de 100 fois le volume des déchets radioactifs. C’est donc aussi un projet intéressant pour d’autres pays qui ont des déchets de centrales nucléaires à traiter. L’Allemagne et le Japon avaient été parmi les premiers à se montrer prêts à investir dans le réacteur Myrrha.

En 2018, le gouvernement fédéral avait donné son feu vert à la construction du réacteur de recherche polyvalente belge alimenté par un accélérateur de particules et débloqué 558 millions d’euros (pour la période 2019-2038) pour ce projet. Sur la base d’un budget global estimé à 1,6 milliard d’euros.

Myrrha pourra aussi produire des isotopes, qui peuvent être utilisés pour traiter des cancers. Le réacteur de 300 mètres de long devrait pouvoir être opérationnel vers 2038, après une construction en trois phases, dont la première "Minerva" vient d’être lancée.

La ministre fédérale de l'Énergie, Tinne Van der Straeten (Groen), est impliquée dans le suivi de Myrrha depuis plusieurs années. "La question est de savoir si ce réacteur répondra aux attentes placées en lui", déclarait-elle ce mardi. "Avec ce projet, notre pays reste pionnier en matière de recherche nucléaire, avec un accent mis sur les applications médicales."

D’après une étude menée par PwC, l’impact économique du réacteur sera de 6,4 milliards d’euros. Quelque 230 personnes travaillent actuellement au projet campinois, originaires de 25 pays différents.

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