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Le futur centre de départ de court séjour pourra héberger 50 personnes

Un nouveau centre fermé de court séjour devrait voir le jour à Steenokkerzeel

La Régie des bâtiments a désigné le consortium Ibens-DETOO Architects pour la réalisation d'un futur centre de départ de court séjour à Steenokkerzeel, en Brabant flamand. Le centre pourra héberger 50 personnes en situation de séjour irrégulier en Belgique en attente de leur retour forcé. Les travaux d'infrastructure, qui représentent un investissement de 21,3 millions d'euros, débuteront en mai 2025 et devraient être achevés d'ici fin 2026. Mais le bourgmestre de Steenokkerzeel, Kurt Ryon, continue à s’opposer à l’installation de ce nouveau centre sur le territoire de sa commune sans concertation. Il réclame un entretien avec la Secrétaire d’Etat Nicole de Moor sur les moyens financiers qui seront alloués à la commune et sa zone de police.

Anne François Belga
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Le centre de court séjour sera construit entre les centres fermés préexistants, à savoir le "centre de transit Caricole" et le "centre de rapatriement 127bis". Les occupants y séjourneront "quelques jours dans l'attente de leur expulsion du pays". Cette infrastructure, la première à être réalisée dans l'optique d'un "Masterplan Centres fermés" qui prévoit quatre nouveaux centres en Belgique, hébergera des étrangers déjà identifiés et pour lesquels un éloignement forcé est planifié à très court terme.

"Grâce à la proximité de l'aéroport de Zaventem, ce retour pourra avoir lieu dans des conditions plus aisées et plus humaines", explique la Régie des bâtiments. L'organisme fédéral souligne également que le centre vise à se spécialiser dans la procédure d'éloignement, dans l'encouragement au départ comme dans la mise en œuvre pratique des mesures prises.

"Ce nouvel investissement de 21,3 millions d'euros témoigne de notre engagement à offrir des infrastructures modernes et humaines pour une gestion efficace et respectueuse des retours forcés. Le nouveau centre accueillera les personnes en situation irrégulière dans des conditions dignes et sûres", souligne le Secrétaire d'État en charge de la Régie des bâtiments, Mathieu Michel.

"Les personnes qui reçoivent l'ordre de quitter le territoire doivent effectivement le faire. Avec la politique de retour proactive, nous assurons plus que jamais le suivi de ces personnes", assure pour sa part la secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, Nicole de Moor.

Nicole de Moor

Opposition locale

Le bourgmestre de Steenokkerzeel, Kurt Ryon (photo), continue à s’opposer au projet de nouveau centre. "Nous exigeons un entretien avec la Secrétaire d’Etat concernée à propos de moyens financiers supplémentaires pour Steenokkerzeel et sa zone de police". "Une fois de plus j’ai dû apprendre via la presse ce qui va être construit ici. Notre service d’Aménagement du territoire n’a pas non plus été informé jusqu’à présent. Ce n’est pas une façon de travailler".

Le bourgmestre critique notamment le fait que sa commune ne recevra pas de moyens supplémentaires pour les interventions de la police dans le centre fermé. "J’attends un appel de la Secrétaire d’Etat de Moor. Elle doit informer une commune si quelque chose va y être construit", estime Kurt Ryon.

Le bourgmestre Kurt Ryon

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