Dans la nuit de dimanche à lundi, des activistes pro-palestiniens ont tagué un tunnel cyclable passant sous le campus Sterre à Gand (Flandre orientale). Ils l'ont rebaptisé croisement "Ahmad Al-Najjar", en hommage au bébé d'un an qui avait été tué lors des bombardements survenus dans un camp de tentes le 26 mai au nord de Rafah, d’après leur communiqué.
Des activistes pro-palestiniens taguent un tunnel cyclable sous un campus gantois
Les activistes ont dessiné des drapeaux palestiniens et des slogans en graffitis sur les parois du tunnel cyclable. "If I must die, you must live to tell my story” (‘Si je meurs, tu dois vivre pour raconter mon histoire’) et "+15.000 children killed, your silence is complicity” (‘Plus de 15.000 enfants tués, votre silence est complice’) sont deux phrases taguées sur les parois du tunnel, au milieu de traces de mains ensanglantées.
Les activistes ont, depuis, appelé leurs sympathisants à disposer des fleurs et des bougies dans le tunnel en signe de soutien aux victimes du conflit israélo-palestinien. La semaine dernière, les militants pro-palestiniens ont été priés de quitter le bâtiment universitaire qu'ils occupaient depuis presque un mois à Gand. On ne sait, pour l'heure, s'il s'agit des mêmes militants pro-palestiniens.
À Gand, les façades de l'université et des banques sont dégradées depuis des semaines. "C'est du pur vandalisme", s'est indigné le bourgmestre Mathias De Clercq, ajoutant qu'une équipe de la Ville de Gand nettoiera les graffitis et que la police établira un procès-verbal. Les auteurs des graffitis devront payer pour ce nettoyage. "Il existe d'autres moyens d'exprimer son opinion qui ne nuisent pas à l'espace public", estime le bourgmestre gantois.
