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"Nous serons de retour. On ne peut arrêter la révolution", annoncent les étudiants et activistes qui ont quitté le bâtiment UFO.

Les militants qui occupaient un bâtiment de l'UGent l'ont quitté pour éviter une expulsion

Les militants pro-palestiniens qui occupaient depuis le 6 mai dernier le bâtiment UFO de l'Université de Gand (UGent) l’ont quitté d'eux-mêmes ce vendredi matin vers 5h30, pour éviter une expulsion. Ils avaient reçu jeudi d’un huissier de justice l’ordre de quitter les lieux pour ce vendredi 8h30, sous peine d’astreintes de 250 euros par jour. Ils ont cependant laissé une grande banderole avec les mots "We will be back ! You can’t stop the revolution" (‘Nous reviendrons ! On ne peut arrêter la révolution’).

Anne François Belga
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"Aujourd'hui, au 40e jour de notre occupation, nous n'avons pas d'autre choix que de partir, malgré le fait que nos revendications soient légitimes", ont expliqué les activistes dans un communiqué. Cette annonce, faite vers 4h30 ce vendredi matin, est intervenue quelques heures après que la cour d'appel de Gand ait déclaré fondée la demande d'expulsion de manifestants pro-palestiniens et pro-climat du bâtiment UFO de l'UGent et ait donné aux occupants 12 heures, après la signification de l'arrêt, pour quitter les locaux de l'université gantoise.

La police aurait sinon pu expulser les occupants du bâtiment dès 8h30 ce vendredi matin. Ceux qui ne le feraient pas risquent une astreinte de 250 euros par jour.

L'action d'occupation a mobilisé des centaines de militants et de sympathisants pro-palestiniens et pro-climat qui exigeaient notamment de l'Université gantoise un boycott général des institutions israéliennes avec lesquelles elles collaboraient, en réponse aux violations des droits humains à Gaza, et des mesures plus ambitieuses en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

Il y a une semaine, le tribunal de Première instance de Flandre orientale avait pourtant rejeté la demande d'expulsion faite par l'UGent face à une occupation ayant débuté le 6 mai dernier. Le tribunal avait alors estimé que, "pour l'essentiel", il s'agissait 'd'une manifestation pacifique d'étudiants". La cour d'appel a toutefois estimé maintenant que ce n'était plus le cas.

"La cour ne peut ignorer que la situation s'est encore aggravée sur le terrain - depuis les échauffourées du 24 mai 2024, pour lesquelles plusieurs procès-verbaux ont été établis - et qu'il ne s'agit plus (simplement) d'une manifestation purement pacifique initiée par des étudiants engagés. La durée de l'occupation, qui a débuté le 6 mai, et son ampleur sont devenues problématiques", estime le tribunal.

Le recteur Van de Walle satisfait

Selon l'arrêt, l'occupation pose de "sérieux risques de sécurité". La cour cite notamment l'instabilité de la structure érigée au moyen de palettes en bois, le risque d'incendie causé par la dégradation de l'installation électrique, mais aussi le vandalisme, les vols et les comportements sexuels transgressifs.

Toujours d'après la cour d'appel, les militants ont eu le temps et les moyens, pendant une période "considérable", d'exprimer clairement leur point de vue. La cour rappelle enfin que l'UGent a accepté une demande de médiation et a partiellement accédé aux demandes des activistes, à savoir le boycott généralisé des institutions académiques israéliennes.

Le recteur de l’UGent, Rik Van de Walle, a réagi avec satisfaction au nouvel arrêt du tribunal de Première instance de Flandre orientale. "Bien que je déplore le fait que nous ayons été obligés de gérer la situation par voie judiciaire, je suis très content de l’arrêt du tribunal. L’occupation du bâtiment avait en effet pour conséquence qu’il ne pouvait pas être utilisé pour les tâches essentielles de l’Université".

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