La société Engie, qui via sa filière Electrabel exploite les cinq réacteurs nucléaires belges encore en activité dans le pays (après la fermeture de Doel 3 et Tihange 2 en 2022-2023), a uniquement signé des contrats avec des fournisseurs occidentaux pour faire fonctionner les réacteurs Doel 4 et Tihange 3 jusqu'en 2035. Il s’agit des deux réacteurs dont la durée de vie a été prolongée récemment de 10 ans au-delà de leur date de fermeture prévue en 2025. Aucune commande n'a été faite à la Russie, selon le rapport annuel de Synatom, filiale chargée de commander le combustible, consultée par le quotidien L’Echo.
Pas d'uranium russe pour les réacteurs nucléaires belges en prolongation de vie
Ces deux derniers réacteurs nucléaires ne fonctionneront qu'avec du combustible provenant de pays occidentaux tels que le Canada ou l'Australie pendant toute la prolongation de leur durée de vie. Une porte-parole d'Engie a déclaré que l'entreprise avait délibérément choisi de ne plus travailler avec des fournisseurs d'uranium russes.
"Les dernières livraisons en provenance de Russie ont eu lieu fin 2021", a indiqué Hellen Smeets au quotidien L'Echo. L'étape d'enrichissement de l'uranium n'implique plus non plus d'entreprises russes. La Russie représente un acteur mondial majeur dans l'extraction et l'enrichissement de l'uranium. Mais depuis l'invasion russe de l'Ukraine, cette dépendance russe est remise en question par les pays européens.
Avant la guerre, environ 40% du combustible des centrales de Doel (Flandre orientale) et de Tihange (province de Liège) pouvait encore être lié à la Russie. Engie ne révèle pas combien de contrats différents ont été conclus et avec quels fournisseurs, mais affirme avoir obtenu une répartition géographique suffisamment diversifiée de son approvisionnement.
