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Les activistes ont réagi avec euphorie à la décision de justice interdisant leur expulsion

La justice interdit à l'UGent d'évacuer un bâtiment occupé : "Les étudiants ont le droit de protester paisiblement"

L'Université de Gand (UGent) n'est pas autorisée à expulser les manifestants pro-palestiniens qui occupent depuis le 6 mai un bâtiment de l'établissement. La décision émane d'un juge du tribunal de Première instance de Gand (Flandre orientale), qui devait statuer sur l'ultimatum adressé en début de semaine par l'Université concernant une potentielle expulsion des activistes encore présents. Le tribunal estime que les étudiants ont le droit de protester de façon paisible.

Anne François Belga
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"Pour l'essentiel, il s'agit d'une manifestation pacifique d'étudiants, à l'exception des faits isolés du 24 mai" - à savoir l’occupation du rectorat - a justifié le juge gantois. Peu avant l'annonce, une colonne de six véhicules de police était arrivée le long du bâtiment universitaire, ce qui avait laissé les activistes dans l'attente d'une expulsion forcée. La police a précisé par la suite que les six véhicules faisaient partie d’un exercice de grande envergure, en rien lié à l’occupation du bâtiment UFO de l’UGent.

L'Université avait demandé plus tôt dans la semaine aux étudiants de quitter le bâtiment pour mercredi midi au plus tard, et avait porté l'affaire devant le tribunal étant donné que les occupants n’avaient pas bougé. "L'Université est le lieu par excellence où la contestation et la collision d'idées devraient être possibles", a estimé le juge de Première instance. "L'occupation se tient d'ailleurs dans l'Universiteitsforum (UFO), un forum est historiquement le lieu par excellence du débat de société", a encore estimé le juge.

"Il est toutefois évident que l'occupation du Foyer de l'UFO ne peut pas durer indéfiniment et que l'évolution de la situation peut mener à une appréciation différente des droits fondamentaux aux antipodes des parties concernées", stipule encore le jugement.

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Les étudiants et activistes se sont montrés euphoriques face à cette victoire. "Cela démontre que notre action a du sens, que le tribunal nous donne raison sur tous les plans. Nous allons poursuivre notre action. C’était une journée remplie d’émotions", déclarait à VRT NWS le porte-parole des activistes.

Quant à l’Université, elle a réagi brièvement. "Nous avons pris connaissance du jugement. Nous allons nous concerter sur les prochaines démarches qui seront, ou non, entreprises", a fait savoir le recteur Rik Van de Walle.

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