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Le socialiste Conner Rousseau

Rousseau a écourté un évènement électoral à Ninove, par mesure de sécurité, mais le reprend ce jeudi

L'ancien président du parti socialiste flamand Vooruit, Conner Rousseau, a été contraint mercredi soir d'écourter un événement de campagne électorale qui se tenait dans un café de la commune de Ninove, en Flandre orientale, après avoir reçu des menaces. Selon lui, la police affirmait ne plus pouvoir garantir sa sécurité sur les lieux. Rousseau souligne qu’il continuera "à combattre les extrêmes et se battre pour la liberté", même si cela s’accompagne de menaces. Ce jeudi, il annonce sur Instagram qu'il reprendra la soirée d'écoute à 19h à Ninove. 

Anne François Belga
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Conner Rousseau - qui pousse la liste Vooruit pour le Parlement flamand en Flandre orientale - s’était rendu à Ninove pour s’entretenir avec des citoyens et écouter leurs préoccupations. L’événement de campagne électorale avait lieu au Café Ragtime dans le centre de Ninove. Alors que les portes de l’établissement étaient ouvertes, des passants se sont soudain mis à crier et à causer un certain tumulte. Des menaces physiques auraient été exprimées à l’encontre du socialiste flamand.

"Je dois terminer car une bande arrive et la police n'est pas en effectifs suffisants pour garantir ma sécurité", a annoncé Conner Rousseau pour expliquer la fin prématurée de l'évènement, au bout d’une heure et demie de discussion avec les citoyens présents. En réponse aux protestations du public, il a expliqué qu'il était préférable d'écouter la police. Il s'est ensuite éclipsé sous les applaudissements, après avoir déclaré : "Le fait que nous devions terminer plus tôt cette rencontre démontre qu’il reste du travail à faire, aussi à Ninove. Je trouve très dommage de devoir vous quitter plus tôt, mais nous rentrons chez nous avec un sentiment positif".

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Conner Rousseau a été escorté par la police jusqu'à sa voiture. Dans une réaction au journal Het Nieuwsblad, l'ancien président des socialistes flamands explique être "un peu choqué" mais ajoute que la police a bien géré l'incident. "Il est dommage que j'aie dû arrêter. J'étais venu à Ninove pour écouter la population locale. Cela montre que le combat contre les extrêmes est nécessaire. Et cela montre que les extrêmes menacent notre liberté. J'espère que les gens vont réfléchir à deux fois au pays dans lequel ils veulent se réveiller lundi. C'est effrayant."

La bourgmestre Tania De Jonge (Open VLD) a confirmé qu’un "certain nombre de passants ont utilisé un langage grossier et crié vers le café. La police a été appelée, mais quand elle est arrivée les personnes qui criaient étaient parties. Il a alors été décidé de mettre fin à l’événement de campagne".

Selon Conner Rousseau, les personnes qui ont crié des menaces estiment que Ninove "est un bastion noir, pas rouge, et qu’un socialiste n’a donc rien à y chercher".

Rousseau retourne à Ninove ce jeudi

Ce jeudi, le chef de corps de la police de Ninove, Wim Pieteraerens, affirme n’avoir nullement demandé à Rousseau de mettre un terme à l’événement de campagne électorale. Les policiers présents, au nombre de cinq selon lui, n'ont pas fait état d'échauffourées, mais bien de la présence de quelques passants qui ont hué le socialiste depuis l'entrée du café. Il n'y a pas d'indication d'une "bande" décidée à en découdre, selon la police.

L'entourage de Conner Rousseau indique qu'il y avait bien six personnes qui sont restées une demi-heure devant le café, tenant des paroles offensantes. Elles sont parties juste avant l'arrivée de la police. Les cinq agents arrivés sur place ont indiqué qu'ils ne seraient plus qu’à deux une heure plus tard, "ils ont donc conseillé d'arrêter l'évènement", confirme Rousseau.

Ce jeudi, le socialiste flamand a relancé une invitation au même endroit à 19h "dans le calme et le respect de chacun", pour poursuivre la soirée d’écoute interrompue mercredi. La police devrait y assurer une présence discrète.  

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