Aller au contenu principal
L'action de protestation se poursuit dans le bâtiment UFO de l'UGent

L'occupation du bâtiment UFO de l'UGent se prolonge, un huissier dresse un constat

La cinquantaine d’étudiants qui occupent encore le bâtiment UFO de l’Université de Gand (Flandre orientale) pour faire pression sur le rectorat, afin que celui-ci mette fin à toute collaboration avec d’autres universités et institutions israéliennes en raison de la situation dramatique dans la bande de Gaza, poursuivent leur action de protestation ce mercredi. En dépit de l’injonction de l’Université de quitter les lieux pour ce midi. Un huissier s'est présenté au bâtiment UFO pour dresser un constat. Il s'agit de la première étape en vue de l'expulsion de ses occupants.

Anne François Belga
Publié:

Le recteur Rik Van de Walle avait fixé mardi un délai pour mettre fin à l'occupation du bâtiment. Les militants devaient avoir quitté les lieux pour 12h ce mercredi, ce qui n'est pas le cas. L'huissier a donc procédé au constat sur la base duquel le tribunal de première instance pourra décider de mettre un terme à l'occupation. La police devrait intervenir, si nécessaire. L’heure de l’évacuation n’est pas encore connue.

Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, le recteur Van de Walle a annoncé que l’UGent cesserait toute collaboration avec les universités israéliennes. Les activistes s'opposent cependant encore à la décision de la Commission des droits humains de l’UGent de maintenir des liens avec six entreprises israéliennes, indiquait un groupe de protestataires vendredi matin. Depuis lors, une cinquantaine d’activistes ont maintenu l’occupation du bâtiment UFO.

REGARDER

"Nous comprenons que l’opinion publique ait moins de compréhension pour la poursuite de notre action. Elle donne l’impression que nous ne sommes jamais satisfaits”, déclarait un activiste à VRT NWS. "Mais je ne veux pas que les livres d’histoire puissent donner l’impression que nous n’en avons pas fait assez alors qu’un génocide est en cours à Gaza. Une action plus radicale est nécessaire, mais il y a des discussions à ce sujet entre les manifestants".

"L’Université vend ses récents ajustements comme un compromis, mais il fait suite à un avis de sa propre Commission. D’autre part, l’UGent ne va pas assez loin en matière de climat. Après concertation, nous avons décidé de poursuivre notre action, même si c’est difficile à comprendre pour le public", précisait le porte-parole Rudi.

Le recteur Rik Van de Walle affirme ne pas avoir d’autre choix que de faire évacuer le bâtiment. "Les négociations sont totalement bloquées. Les manifestants ne veulent pas de compromis”.

Le recteur Rik Van de Walle (archives)

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5