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L'UGent suspend ses collaborations académiques avec Israël, mais les étudiants maintiennent leur occupation

Les étudiants pro-palestiniens de l'Université de Gand (UGent) restent mobilisés ce vendredi matin et continuent d'occuper le bâtiment UFO, bien que le rectorat de l'Université ait annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi qu'il cessait toute collaboration avec les universités israéliennes. Les activistes s'opposent à la décision de la Commission des droits humains de l’UGent de maintenir des liens avec six entreprises israéliennes, a indiqué un groupe de protestataires vendredi matin.

Anne François Belga
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Des militants pro-palestiniens occupent le bâtiment UFO de l'Université gantoise depuis plusieurs semaines et appellent à un boycott généralisé des institutions académiques israéliennes. Des centaines d'étudiants ont investi le hall d'entrée de ce bâtiment. Ils y ont dressé des tentes et des constructions, et hissé des drapeaux.

Le recteur s'est entretenu à deux reprises avec les activistes, mais un boycott généralisé n'est pas envisagé. Rik Van de Walle a toutefois demandé à la Commission des droits humains de l'Université d'examiner attentivement toutes les collaborations avec des universités et des instituts de recherche israéliens et de renforcer la politique de l'Université de Gand en matière de droits humains.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, le recteur annonçait tout mettre en œuvre pour suspendre les collaborations. Cela avait déjà été le cas, il y a deux semaines, pour trois institutions qui semblaient avoir été impliquées dans des actions contraires au respect des droits humains. Maintenant ce sont 18 collaborations supplémentaires qui seront interrompues. L'Université de Gand a estimé que l'interconnexion avec d'autres organisations, partenaires ou avec les autorités israéliennes ne permettait plus de coopérer.

"Il s'agit notamment de recherches sur l'autisme, la maladie d'Alzheimer, la purification de l'eau et l'agriculture durable" qui ne seront plus menées conjointement, détaille l'Université. Une collaboration avec un partenaire israélien, financée par Erasmus+, dans le domaine de l'économie et du droit a également été interrompue.

Rik Van de Walle, recteur de l'Université de Gand

Boycott d’entreprises israéliennes?

L'UGent coopère également avec des partenaires non universitaires en Israël. "La Commission n'a identifié à ce jour aucune implication dans des violations graves des droits humains", peut-on lire dans l'avis. "Les collaborations en cours avec ces partenaires peuvent donc être poursuivies". Il s’agit notamment de six entreprises, qui ont reçu un avis positif, selon le groupe de manifestants.

Ces derniers s'opposent à la décision de la Commission des droits humains de l’UGent de maintenir ces liens et maintiennent donc leur occupation du bâtiment UFO.

De son côté, le Forum des organisations juives (FJO) avait appelé jeudi les universités belges à ne pas céder aux appels des militants pro-palestiniens de rompre toute collaboration avec les universités et les instituts israéliens. Le FJO met en garde contre les conséquences d'un tel boycott, qui "pénaliserait" les étudiants des deux pays et "retarderait les projets scientifiques communs". L'organisation souligne qu'en cédant à cette "demande scandaleuse", les universités ne contribueront en rien à "améliorer l'avenir des Palestiniens". Selon le FJO, l'appel des militants ne repose sur aucun fait tangible et se caractérise par "une partialité absolue et des préjugés anti-israéliens et antisémites".

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