Hans D., 78 ans, arrêté pour l'assassinat de son ancienne épouse Annie De Poortere en 1994 à Laethem-Saint-Martin (Flandre orientale) et placé sous surveillance électronique, a été remis en liberté par le juge d'instruction, a affirmé son avocat Ashley Bickx jeudi.
L'ex-mari d'Annie De Poortere n'est plus détenu pour assassinat
Le samedi 27 avril, les restes d'un corps ont été découverts dans la Kerkstraat à Sint-Martens-Latem lors de travaux de rénovation à proximité de l'ancienne maison d'Annie De Poortere, disparue le 12 novembre 1994. Sur la base de "plusieurs indices sérieux", le parquet part du principe que les restes appartiennent à cette femme, âgée de 48 ans au moment de sa disparition. Un juge d'instruction a été chargé de l'enquête et la famille de la femme a été informée.
Le mari de la disparue, H.D., aujourd'hui âgé de 78 ans, a été interpellé et longuement interrogé. Les proches de la victime ont appris que l'homme avait admis avoir caché le corps, mais qu'il niait avoir tué sa femme. L'enquête doit révéler son rôle réel dans la mort de la victime, a déclaré le parquet début mai. L’homme a été interrogé à plusieurs reprises par la police, selon Het Nieuwsblad l’homme aurait déclaré que sa femme s’était suicidée qu'il aurait enterré son corps par la suite. Cette nouvelle a été confirmée à la rédaction de la VRT par des sources proches de l'enquête.
A noter que la dissimulation de cadavre reste une infraction, même si elle est moins grave que l’homicide.
Les résultats de l'autopsie n'ont pas permis de déduire la cause du décès
"Le juge d'instruction a décidé en début de semaine de remettre mon client en liberté", a déclaré Me Bickx. L'homme reste soupçonné d'assassinat, mais selon la défense, l'enquête n'aboutira pas à des résultats suffisants pour le poursuivre pour cette qualification. "L'enquête se poursuit et le juge d'instruction a décidé, sur la base de tous les éléments, de lever le mandat d'arrêt. Je ne peux pas donner plus de détails, mais cette décision donne une indication de l'évolution de l'affaire. Le parquet va devoir décider quelles seront les charges à l'encontre de mon client. À mon avis, la décision de le libérer n'a rien à voir avec la prescription imminente".
En raison de la récente modification de la loi relative au délai de prescription pour les crimes passibles de la réclusion à perpétuité, qui a été porté de 20 à 30 ans, la justice a jusqu'au 12 novembre pour traduire l'inculpé en justice, mais seulement s'il était renvoyé pour assassinat. Les résultats de l'autopsie des restes de la victime n'ont cependant pas permis de déduire la cause du décès.
Jeudi, le parquet de Flandre orientale n'avait pas encore donné de détails sur l'affaire.

