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Les écoles de la Ville de Bruxelles proposent des protections périodiques gratuites à leurs élèves

Les 19 établissements secondaires de la Ville de Bruxelles (16 francophones et 3 néerlandophones) sont désormais équipés de distributeurs de protections menstruelles. En 2022, ce dispositif avait été mis en place dans six établissements pilotes pour ces nouvelles acquisitions. Une étude de Caritas Vlaanderen avait en effet révélé que les jeunes filles n’ont parfois pas suffisamment d’argent que pour acheter des protections lorsqu’elles ont leurs règles.

Anne François Belga
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"Nous avons pris l'initiative d'installer de tels dispositifs dans des écoles à indice socio-économique faible et qui présentaient un intérêt pour la question. Nous avons ensuite analysé la gestion de l'outil avec des paramètres comme la fréquence d'utilisation, les quantités nécessaires, etc. pour l'étendre au sein de tout le niveau d'enseignement", explique l'échevine de l'Enseignement francophone de la Ville, Faouzia Hariche (PS).

En moyenne, le coût des menstruations revient à 5.300 euros sur une vie (soit environ 12 euros par mois). Selon une étude de la Fédération Wallonie-Bruxelles, 53% des filles ou des jeunes femmes affirment s'être déjà absentées de l'école ou du travail en raison de règles trop douloureuses. Les règles peuvent donc générer des sentiments de honte, d'inconfort, provoquer du décrochage scolaire et une exclusion sociale.

Une étude menée par Caritas Vlaanderen avait également révélé qu’une jeune fille ou jeune femme sur huit âgée de 12 à 25 ans n’a parfois pas assez d’argent que pour acheter des tampons ou autres protections menstruelles. Pour les jeunes filles qui vivent dans une situation précaire, cette proportion monte à 45%. Elles empruntent alors des protections à des amies ou fabriquent elles-mêmes une protection, avec un risque accru d’infection.

D'après les retours des PMS (centres psycho-médico-sociaux) et du PSE (Promotion de la Santé à l'Ecole), cités par Faouzia Hariche dans un communiqué co-signé par l'échevine de l'Enseignement néerlandophone Anaïs Maes (Vooruit), les jeunes filles qui n'ont pas les moyens d'accéder à du matériel adapté expliquent utiliser du papier toilette en remplacement. Cela détériore leur flore vaginale. Il arrive également que certaines filles, en fin de primaire/début secondaire, cachent le fait qu'elles sont devenues pubères à leur famille.

Vu le coût non-négligeable que cela représente, la Ville de Bruxelles, en tant que pouvoir organisateur des écoles, a décidé de doter l'ensemble de ses établissements de distributeurs de protections périodiques biologiques. Des animations sont également organisées en classe pour lutter contre les discriminations sociales à l'égard des personnes menstruées.

Un projet similaire dans une école de Sint-Katelijne-Waver

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