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Bart De Wever (N-VA) au cours de l'émission "Eerste keus" (Premier choix)

Bart De Wever exclut toute collaboration avec le Vlaams Belang pour former un gouvernement

Le président du parti nationaliste N-VA et bourgmestre d’Anvers Bart De Wever ne veut absolument pas former de gouvernement avec le parti d’extrême-droite Vlaams Belang après les élections fédérales, régionales et européennes du 9 juin. C’est ce qu’il a déclaré pour la première fois très clairement dans le programme "Eerste keus" (VRT 1), au cours duquel il s’entretenait avec des adolescents d’une école secondaire de Hasselt (Limbourg). Ce programme qui s’adresse notamment aux jeunes qui iront voter pour la première fois en juin sera diffusé dimanche 26 mai sur VRT 1 et VRT MAX.

Anne François Belga
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"Imaginez que le Vlaams Belang devienne le plus grand parti après les scrutins du 9 juin, la N-VA va-t-elle former un gouvernement avec le Vlaams Belang", demandait un élève au cours du programme "Eerste keus". Devant le groupe d’adolescents d’une école secondaire hasseltoise, Bart De Wever répondait pour la première depuis le début de la campagne électorale "Non", sans équivoque. "Je ne suis d’accord sur à peu près tout avec ce parti. Je n’aime pas non plus son style. Si vous me demandez si je me sens proche du Vlaams Belang en tant qu’homme politique, je vous réponds carrément non".

Le leader des nationalistes flamands explique que le Vlaams Belang n'entend pas monter au pouvoir au niveau fédéral. Or, c'est là que "les grands problèmes de ce temps", comme la migration, le budget ou le climat doivent être réglés, estime De Wever. Mais également au niveau régional flamand, il ne voit aucune possibilité de collaboration avec l'extrême droite.

Bart De Wever reconnaît toutefois que la question d'une collaboration avec le Vlaams Belang divise son parti. "C'est une question extrêmement difficile: comment arrête-t-on la croissance des idées extrémistes? Est-ce que l'on doit se dire qu'on les laisse monter au pouvoir et qu'on verra ce que cela donne? Ou ne faut-il surtout pas le faire? C'est un débat qui vit au sein de différents partis et qui vit aussi au sein du mien, je le reconnais volontiers."

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De Wever ne veut plus travailler avec le Premier ministre De Croo

D’un débat organisé dans le cadre de l’émission "Het Conclaaf" (‘Le conclave’) de la chaine de télévision publique VTM, il est d’autre part ressorti jeudi soir que la relation entre le président de la N-VA et le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) est glaciale, depuis 2020. Alors que le chef du gouvernement estime que libéraux et nationalistes peuvent collaborer dans le domaine socio-économique, le président de la N-VA rejette cette hypothèse.

La dernière fois que les deux hommes politiques s’étaient regardés droit dans les yeux remonte à 2020. Depuis lors, la rancune règne entre eux. En cause: la constitution d'une majorité Vivaldi à l'échelon fédéral, sans la N-VA, alors que les deux partis avaient formé un an plus tôt le gouvernement flamand, en compagnie du CD&V. Selon De Wever, les engagements pris à l'époque par les libéraux flamands n'ont pas été respectés.

De son côté, De Croo a accusé le président de la N-VA de préférer négocier une réforme de l'État avec le président du parti socialiste francophone, Paul Magnette, plutôt que de former un gouvernement fédéral, et ce pendant une crise sanitaire sans précédent. "Avec tout mon respect mais là, tu mens", a répondu le nationaliste lors du tête-à-tête organisé pour l’émission "Het Conclaaf".

Malgré ces mauvaises relations, rien n'empêche que la N-VA et l'Open VLD travaillent à nouveau ensemble après les élections, juge le Premier ministre. "Je ne suis pas rancunier (...) Si nous tournons la page, et si c'est une priorité que de rendre les Belges plus forts et ne pas scinder le pays, alors nous pourrons collaborer l'un avec l'autre". Un scénario que n'envisage pas pour le moment le président de la N-VA. "Collaborer exige une certaine confiance et de la fiabilité, et ceux-ci sont totalement absents", a déclaré De Wever. "Je suis historien. En regardant le passé, on voit souvent l'avenir. J'ai déjà beaucoup appris dans ce domaine".

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