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Le Premier ministre Alexander De Croo

Le Premier ministre De Croo critique la politique économique et agricole de la N-VA

Il faut mettre un terme au "régime de méfiance" mis en place par le gouvernement flamand à l'encontre des entrepreneurs en général, et des agriculteurs en particuliers, a déclaré le Premier ministre Alexander De Croo jeudi à l'occasion de la présentation des propositions agricoles de son parti, l'Open VLD. Le libéral a décoché ses flèches sur la N-VA.

Anne François Belga
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Les libéraux flamands ont visité jeudi une ferme laitière de Flandre orientale - la circonscription électorale du Premier ministre - pour y présenter leur plan pour les agriculteurs. Alexander De Croo, tête de liste à la Chambre, s'en est pris à la "régulite flamande".

"Aujourd'hui, il existe un régime de méfiance dans lequel chaque étape d'une procédure doit être documentée de photos. Les fonctionnaires flamands inspectent non-stop. Il faut radicalement changer de cap." L'Open VLD siège pourtant au gouvernement flamand. Cela n'a pas empêché Alexander De Croo de critiquer le partenaire des libéraux dans la majorité régionale, la N-VA.

"J'entends la N-VA dire que l'idéologie verte est la plus mauvaise qui existe. Mais la politique économique et la politique agricole que ce parti a menées au gouvernement flamand ont été pires que celles de tous les Verts réunis", a déclaré le Premier ministre, qui a gouverné au fédéral notamment avec les écologistes.

"Bart De Wever (président de la N-VA) a donné trop de liberté à sa ministre de l'Environnement Zuhal Demir et trop peu de liberté aux agriculteurs et aux entrepreneurs." Comment changer de cap ? Tout d'abord, en s'éloignant d'une politique dans laquelle un ministre détermine "comme un empereur romain" quand les agriculteurs peuvent semer et récolter, estiment les libéraux flamands.

L'Open VLD dit aussi continuer de s'opposer à la loi européenne sur la Restauration de la nature dans sa forme actuelle. Et le parti souhaite également supprimer les subventions accordées aux associations qui achèteraient des terres agricoles. Il vise ainsi notamment l’organisation environnementale Natuurpunt.

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"Folie règlementaire verte foncée"

Les libéraux flamands estiment aussi que la Flandre doit se concerter avec l’Europe pour éviter une fragmentation des réserves naturelles. La ministre flamande Gwendolyn Rutten craint en effet que cette fragmentation ne place l’ensemble de la Flandre sous une règlementation draconienne.

"Nous voulons une approche à la mesure de la petite région, dense et intensément utilisée qu’est la Flandre, tout en tenant compte des conséquences du changement climatique", indiquait Rutten.

Elle propose aussi l’introduction du concept de "nature temporaire", qui doit permettre aux agriculteurs de planter des arbres et des haies, par exemple pour éviter une érosion du sol, avec la certitude qu’ils puissent les enlever après un certain temps. A l’heure actuelle, les agriculteurs ne le font pas parce que des plantes qui sont plantées temporairement peuvent recevoir le statut de végétation protégée si certaines espèces s’implantent. "C’est une folie règlementaire verte foncée", estime Gwendolyn Rutten (photo).

Gwendolyn Rutten (photo archives)

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