Le recteur de l’UGent, Rik Van de Walle, a indiqué à VRT NWS que l’Université gantoise a décidé de mettre fin à sa collaboration avec trois institutions israéliennes, à la suite d’une réunion du Comité sur la politique des droits de l’homme de l’UGent. Le recteur va faire évaluer comment suspendre ces collaborations, jugées problématiques. Des étudiants réclament depuis plusieurs semaines déjà pareille mesure, avec occupation d’un bâtiment universitaire à l’appui, et se disent satisfaits que le recteur les aient finalement entendus. Ils poursuivent néanmoins leur occupation : "Nous voulons un boycott total des liens avec des institutions israéliennes".
L'Université de Gand met fin à sa collaboration avec 3 institutions israéliennes
Tout comme dans d’autres universités du pays (KU Leuven, Université d’Anvers, VUB et ULB notamment), les manifestants de l’Université de Gand réclament l’interruption des collaborations de l’UGent avec des institutions israéliennes, pour éviter toute implication éventuelle dans l’occupation des territoires palestiniens et le conflit qui fait rage à Gaza en particulier.
Le recteur Rik Van de Walle (photo) avait d’abord refusé de donner suite aux exigences des étudiants, refusant de cesser en bloc toutes les collaborations avec des universités et institutions israéliennes. Ce jeudi, il rassemblait néanmoins d’urgence le Comité sur la politique des droits de l’homme de l’UGent pour discuter en particulier de trois collaborations qu’il jugeait problématiques. Elles concernent des institutions israéliennes impliquées dans la production de matériel militaire ou au sein d’institutions publiques. Le Comité a finalement conseillé à l’Université gantoise de voir avec tous les partenaires concernés si la collaboration peut être interrompue.
L'UGent va donc entreprendre les démarches nécessaires pour mettre un terme à la collaboration avec les partenaires israéliens impliqués. Il s'agit de l'Institut technologique Holon, du MIGAL de l'Institut de recherches Galilee et du centre Volcani (organisation de recherche agricole d'Israël). La fin de la collaboration prendra un certain temps, avec égard pour les chercheurs et promoteurs impliqués, et dans le respect des relations contractuelles, souligne le recteur.
Les actions de protestation se poursuivent
Des étudiants et du personnel occupent un bâtiment universitaire de l'UGent depuis 11 jours, avec environ 300 tentes. Dans une première réaction, ils ont affirmé que la décision du recteur était un pas dans la bonne direction vers un boycott académique et qu’elle prouvait que leur action menée depuis des mois et l’occupation du bâtiment engendrent des résultats.
Les manifestants ont cependant fait savoir qu’ils poursuivraient leur occupation étant donné qu’ils exigent la cessation de toute collaboration avec les universités et organisations israéliennes. "Nous continuerons jusqu’à ce que l’UGent coupe tous ses liens avec les institutions israéliennes".
