Benoit D., l'un des prévenus dans l'affaire impliquant l'ex-animateur radio Sven Pichal, a été condamné à huit ans de prison pour le viol de deux mineurs et la détention et la diffusion d'images d'abus sexuels sur des enfants. Le tribunal correctionnel d'Anvers a qualifié les faits de "très graves", sa peine est supérieure à ce que le ministère public avait demandé et le tribunal a également ordonné son arrestation immédiate. L'ancien assistant de production, âgé de 36 ans, avait été interpellé l'été dernier en compagnie de l'ex-animateur radio Sven Pichal.
Benoit D. condamné à 8 ans de prison pour le viol de 2 mineurs et la possession et diffusion d'images d’abus sexuels sur enfants
L'affaire a débuté en août dernier lorsque B.D. a porté plainte contre l'acteur R.D.B. parce que ce dernier lui avait envoyé des images d'enfants agressés sexuellement. Un ami de B.D. les avait trouvées dans l'application Telegram de son téléphone portable et l'avait incité à porter plainte. R.D.B. a alors déclaré à la police que B.D. et lui avaient regardé ensemble des images d'agressions sexuelles sur des enfants, après quoi le matériel informatique de B.D. a également été examiné.
Le téléphone portable du prévenu contenait 14 photos et vidéos de bébés et de garçons de moins de 12 ans agressés de manière très violente par des hommes adultes. Mais les choses ne se sont pas arrêtées là. L'enquête a révélé que B.D. avait également agressé sexuellement deux acteurs mineurs d'âge, alors qu'il était assistant de production d'une pièce de théâtre à Anvers. Les garçons étaient âgés de 14 et 16 ans au moment des faits.
Le ministère public avait requis sept ans de prison, 16.000 euros d'amende et cinq ans de mise à disposition du tribunal de l'application des peines. B.D. n'a pas contesté les faits. Son avocat avait demandé au tribunal de ne pas le renvoyer en prison car, selon lui, un traitement à long terme de ses problèmes serait davantage bénéfique.
Dommages et intérêts aux deux victimes
Le tribunal a estimé que les faits étaient trop graves pour une peine avec sursis probatoire et a jugé qu'une longue peine d'emprisonnement était nécessaire pour protéger la société. Le prévenu écope finalement d'un an de prison de plus que ce que le ministère public avait requis. Le tribunal a également ordonné son arrestation immédiate, compte tenu du risque de récidive et de soustraction à la justice.
Benoit D. doit aussi verser des dommages et intérêts aux deux victimes, devenues majeures entretemps, et à Child Focus.
