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Vooruit veut une pension complète à 60 ans pour ceux qui ont débuté leur carrière à 18 ans

Les personnes qui ont débuté leur carrière professionnelle à 18 ans devraient pouvoir bénéficier d'une pension complète dès leurs 60 ans, a affirmé la présidente du parti socialiste flamand Vooruit, Melissa Depraetere, mercredi dans son discours du 1er mai.

Eric Steffens Belga
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Cette proposition s'ajoute à une autre présentée mardi soir, en avant-goût de la Fête du travail. La présidente de Vooruit avait alors dit vouloir augmenter le salaire minimum à 15 euros de l'heure, soit environ 2.500 euros par mois.  Ce mercredi, elle a appelé les militants présents à ne pas se croire battus d'avance sur ces principes. "Il y a cinq ans, nous avions promis au moins 1.500 euros de pension nette. Ils ont dit que ce n'était possible, que cela n'arriverait jamais. Et pourtant aujourd'hui, il y a plus de 1.600 euros nets sur les comptes des pensionnés", selon Melissa Depraetere.

Melissa Depraetere, Paul Callewaert (secrétaire général flamand de Solidaris) et Miranda Ulens (secrétaire générale de la FGTB) se sont exprimés mardi soir. La première a donné le ton pour ce 1er mai de campagne électorale, une campagne que Vooruit veut proche des gens : "nous nous battons pour des choses ordinaires : un arrêt de bus dans le quartier, des salaires et pensions décents, le meilleur enseignement". Mais aussi réaliste : "Les guerres se poursuivent et nous devons régler notre budget pour assurer l'avenir de nos enfants. Il faudra faire des choix très difficiles".

 "On n'entrera pas dans un gouvernement sans hausse des salaires", lance Melissa Depraetere. Une réforme fiscale s'impose, estime-t-elle. Elle aurait déjà dû avoir lieu, mais "elle a été torpillée par les libéraux". En revanche, les nationalistes flamands seraient un partenaire intéressant dans cette optique, a constaté la jeune présidente de parti. Au niveau flamand, la N-VA sera de toute manière incontournable, ajoute-t-elle : "un gouvernement flamand sans le Vlaams Belang ou la N-VA, ce n'est tout simplement pas réaliste".

Vooruit se garde d'ailleurs bien de critiquer la N-VA sur un point-phare de son programme, un point qui divise les deux partis : la nécessité d'une grande réforme de l'État, une des ambitions des nationalistes flamands. Il n'y a que l'extrême-droite qui en prend réellement pour son grade à ce sujet. "Elle promet le paradis sur terre, sans dire que cela passe d'abord par l'enfer. Ils veulent séparer le pays, ce qui provoquerait des années de blocage, pour ensuite construire un mur autour de la Flandre, ce qui est impossible. Et quand toutes ces choses impossibles auront été réalisées, ils réfléchiront aux problèmes des gens".

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