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Ce qui change ce 1er mai : Fin du délai d'attente avant le test d'alcoolémie et remboursements étendus pour lentilles de contact et verres de lunettes

Qui dit un nouveau mois dit aussi de nouvelles règles. À partir du 1er mai, par exemple, le délai d'attente de 15 minutes pour un test d'alcoolémie disparaîtra et davantage de personnes pourront bénéficier d'un remboursement à l'achat de lentilles de contact et de verres de lunettes. Découvrez tous les changements ci-dessous.

Eric Steffens Belga
Publié:

Fin du délai d'attente avant le test d'alcoolémie

Les automobilistes n'auront plus la possibilité de demander un délai d'attente de 15 minutes avant le test d'haleine lors d'un contrôle d'alcoolémie, à partir de ce 1er mai. Les contrôles deviendront donc immédiats dans tous les cas. Le délai de 15 minutes, prévu pour neutraliser l'effet "d'alcool de bouche" capable de fausser le résultat, est désormais obsolète car les appareils modernes sont en mesure d'éliminer ce biais, explique le SPF Mobilité.

Cette modification doit aussi permettre d'augmenter le nombre de contrôles sur un même laps de temps.

La Belgique veut atteindre l'objectif de zéro décès et blessé grave sur la route d'ici 2050, notamment grâce à son plan fédéral de sécurité routière. La conduite sous influence reste d'ailleurs à l'origine de nombreux accidents.

Douze accidents impliquant un conducteur sous l'influence de l'alcool sont recensés chaque jour en Belgique, soit un toutes les deux heures.

Les remboursements pour les lentilles de contact et verres de lunettes étendus

Les remboursements pour des lentilles de contact et des verres de lunettes en cas d'amétropie vont être étendus à de nouvelles catégories de personnes à partir du 1er mai, a indiqué l'Inami. Plus de 250.000 personnes sont concernées par ce changement.

L'Inami propose une intervention dans le coût des lentilles de contact et des verres de lunettes sous certaines conditions. Pour les lentilles, cela concerne notamment les personnes souffrant d'un défaut aux yeux d'au moins -/+ 7,75 dioptries. À partir du 1er mai, toutes les personnes souffrant d'un défaut d'au moins -/+ 6 dioptries seront désormais incluses dans les conditions. Cela représente environ 154.000 personnes supplémentaires pouvant bénéficier d'un remboursement.

Concernant les verres de lunettes, les adultes de plus de 18 ans souffrant d'une amétropie de -/+ 7 dioptries pouvaient jusqu'ici être remboursés. Ce minimum diminuera à -/+ 6 dioptries à partir du 1er mai. Environ 105.000 personnes supplémentaires auront dès lors la possibilité de recevoir une intervention de l'Inami.

Il est recommandé de contacter sa mutualité ou son opticien pour s'assurer de remplir les conditions de remboursement et de renouvellement d'une intervention, précise encore l'Institut fédéral.

Les bénéficiaires du revenu d'intégration doivent s'inscrire auprès du VDAB

À partir du 1er mai, toute personne en âge de travailler et percevant déjà un revenu d'intégration aura trois mois pour s'inscrire auprès du VDAB (le service d’emploi public de la Flandre). Les personnes qui en ont fait la demande auront quatre mois pour s'inscrire après la décision d'attribution du CPAS.

Les personnes qui remplissent les conditions requises et qui refusent délibérément de coopérer risquent d'être sanctionnées par le CPAS.

Une fois la personne concernée enregistrée auprès du VDAB, le CPAS pourra décider s'il se charge lui-même de l'accompagnement vers l'emploi ou s'il fait appel au VDAB pour le faire. Grâce à l'enregistrement obligatoire, le VDAB devrait avoir une vision claire de tous les bénéficiaires du revenu d'intégration qui peuvent entreprendre des démarches en vue d'un emploi.

Cette mesure s'inscrit dans l'ambition du gouvernement flamand de porter le taux d'emploi à 80 %. Sur l'ensemble des bénéficiaires du revenu d'intégration, à peine un sur cinq est employé après un an. Parmi les bénéficiaires du revenu d'intégration inscrits au VDAB, 4 sur 10 travaillent au bout d'un an.

Nouvelles règles pour l'emploi des travailleurs non ressortissants de l'UE en Flandre

À partir du 1er mai, les titulaires de la carte bleue européenne pour les travailleurs hautement qualifiés pourront changer d'employeur plus facilement sans avoir à introduire une nouvelle demande. Toutefois, ils devront désormais percevoir un salaire annuel d'au moins 130 % du salaire moyen flamand. Jusqu'à présent, ce pourcentage était de 120 %.

Pour certains profils informatiques, les diplômes ne seront plus pris en compte, mais uniquement l'expérience pertinente.

Désormais, les services d'inspection peuvent également refuser une demande pour des raisons juridiques, par exemple dans le cas d'entreprises sans personnel ou dont le chiffre d'affaires est trop faible pour justifier du personnel supplémentaire.

Dans le même temps, le gouvernement flamand souhaite inciter en premier lieu le marché du travail flamand ou européen. Ainsi, la liste dynamique des professions en pénurie pour les profils moyennement qualifiés sera examinée plus rapidement. Cette liste comprend les postes pour lesquels il n'est plus nécessaire de solliciter le marché du travail national.

Pour les postes peu qualifiés figurant sur la liste professionnelle plus large des professions en pénurie du VDAB, le recrutement peut avoir lieu en dehors de l'UE, mais l'employeur doit d'abord prouver qu'il a consacré au moins neuf semaines à la recherche d'un candidat adéquat en Europe. Jusqu'à présent, ce délai n'était que de six semaines.

Avec ces nouvelles règles, le gouvernement flamand souhaite attirer les meilleurs talents étrangers de manière simple en fonction des pénuries structurelles sur le marché du travail. Dans le même temps, l'objectif est de renforcer la politique de migration économique afin de réduire les abus et la migration économique.  

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