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168 fugitifs arrêtés l’an dernier grâce au service de la FAST et parmi eux de gros poissons

La Fugitive Active Search Team (FAST) de la police judiciaire fédérale (PJF) a retrouvé et permis l'arrestation de 168 fugitifs en 2023, ont indiqué mardi le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt (Open VLD) et le commissaire Gerry Van Loock, en charge du service. Parmi ces criminels recherchés, 61 ont été arrêtés en Belgique, dont 53 par les hommes du FAST.

Eric Steffens Belga
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Le ministre de la Justice a rendu visite mardi à la police fédérale, et plus précisément au FAST, chargé des enquêtes autour des criminels les plus recherchés. Il y a présenté le bilan du service en 2023, confirmant l'arrestation de 168 fugitifs l'an dernier. Parmi ceux-ci, 107 ont été rattrapés par la police à l'étranger, et 61 l'ont été en Belgique.

Le nombre d'arrestations est toutefois moins important que ces dernières années: 232 criminels en fuite, dont 79 en Belgique, avaient été arrêtés en 2022, ce nombre grimpait à 306 en 2021. Cela s'explique par un changement des objectifs de la police. Le FAST vise aujourd'hui les criminels en fuite ayant écopé d'une peine de prison d'au moins cinq ans.

Suisse, Turquie, Maroc, ou Thaïlande

"Depuis 2019, on ne vise plus la quantité, mais la qualité. Pour moi, c'est plus important d'arrêter quelqu'un condamné pour 20 ans que dix personnes condamnées pour deux ans", a expliqué Gerry Van Loock. Le FAST se focalise également sur les "high value targets", les criminels les plus recherchés, "les gros poissons" qui représentent "un plus grand danger pour la société". "Nos autres collègues de la police poursuivent eux le travail pour les autres cibles", a précisé M. Van Loock.

"La criminalité n'a pas de frontière. Nous avons ainsi pu retrouver et interpeller des fugitifs en Suisse, en Turquie, au Maroc, en Thaïlande...", a énuméré le ministre Van Tigchelt. "Les suspects peuvent être partout. Nous avons donc besoin d'une bonne collaboration entre les différents services de la police fédérale et locale, avec les magistrats, mais aussi d'une bonne coopération avec les autres pays". Des discussions ont ainsi récemment eu lieu avec le Maroc et les Émirats arabes unis pour permettre la saisie des biens des criminels, souvent logés à l'étranger.

Le commissaire a également rappelé que les arrestations du FAST ne concernent qu'un certain nombre des nombreux dossiers de criminalité traités par la police. Au total, 900 dossiers sont encore sur la table du FAST.

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