Avec une moyenne d'âge de 47 ans, les candidats sur les listes des partis flamands pour l'élection du 9 juin à la Chambre n'ont jamais été aussi âgés, ces 37 dernières années, ressort-il vendredi d'une étude académique. Par ailleurs, la proportion de femmes occupant une place éligible sur les listes n’est que de 45,2 %.
Les candidats flamands pour l'élection fédérale n'ont jamais été aussi âgés
En 1987, la moyenne d'âge était de 40,4 ans, selon cette analyse de l'Institut de gouvernance publique (Instituut voor de Overheid). Cet organe de l'université catholique de Louvain (KU Leuven) a examiné les profils de plus de 10.000 candidats des listes CVP/CD&V, PVV/VLD/Open VLD, SP/sp.a/Vooruit, Agalev/Groen, Vlaams Blok/Belang et VU/VU-ID/N-VA. Pour le PVDA (PTB), les données se limitent aux scrutins depuis 2014.
Ce sont surtout les profils féminins qui accentuent le critère d'âge: pour la première fois, la moyenne d'âge des candidates (47,8 ans) dépasse celle des candidats (46,4 ans), au nord du pays. Il y a en outre, et pour la première fois également depuis 1987, davantage candidats "plus âgés" (c'est-à-dire de plus de 61 ans) que de "plus jeunes" (les 18-30 ans): ils sont 15,8% pour les premiers, 13,2% pour les seconds.
"Jamais la moyenne d'âge des candidats n'a été aussi élevée. C'est surprenant, et ça colle difficilement avec la focalisation qui est mise jusqu'à présent dans la campagne sur les primo-votants", selon les chercheurs Bart Maddens et Toine Paulissen. "Il semble qu'il ait été plus difficile pour les partis flamands de recruter des candidats plus jeunes pour leurs listes".
Moins de femmes à des places éligibles
Pour la première fois, la proportion de femmes occupant des places éligibles sur les listes est en baisse. Alors qu'elle était passée de 12,6 % en 1987 à 47,6 % en 2019, elle n'est plus que de 45,2 % aujourd'hui. Le nombre d'hommes s'élève à 55,1 %.
Groen, le Vlaams Belang et l'Open VLD en particulier semblent avoir moins de femmes à des places éligibles. Au CD&V, il semble y avoir une augmentation significative du nombre de femmes occupant ces places.
Toutefois, les partis sont tenus de présenter autant d'hommes que de femmes sur leur liste et, en outre, les deux premiers candidats de la liste doivent être de sexe différent. "Les partis politiques peuvent placer une femme en deuxième position parce qu'ils y sont obligés, mais les places éligibles en dessous vont souvent à des candidats masculins", explique le politologue Bart Maddens. "En outre, les partis politiques placent principalement les députés sortants aux places éligibles, ce qui désavantage les candidates.
