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Les juges de la jeunesse d'Anvers pourront imposer le port d'un bracelet électronique aux jeunes délinquants

Les juges de la jeunesse d'Anvers pourront bientôt imposer le port d'un bracelet électronique aux jeunes délinquants. Il ne s’agit encore que d’un projet pilote mais après une période d’un an et une évaluation positive, il pourrait être progressivement généralisé à toute la Flandre.

Eric Steffens
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Les jeunes délinquants pourront bientôt se voir imposer un bracelet électronique pour une durée de 3 à 6 mois par le tribunal de la jeunesse d'Anvers. Le Centre flamand de surveillance électronique (VCET) bénéficiera de personnel supplémentaire pour suivre jusqu'à 80 jeunes pendant une période d’un an à l'aide d'un traceur GPS. Les jeunes en question recevront un programme sur mesure avec un calendrier et des rendez-vous spécifiques.

Toutefois, le tribunal des mineurs ne pourra imposer la surveillance électronique qu'aux jeunes âgés de 12 à 18 ans. Il ne pourra pas le faire pour des jeunes soupçonnés d'homicide, de meurtre ou de violence intrafamiliale. Cette surveillance électronique ne pourra pas non plus être imposée à des adolescents proxénètes ou à des responsables d’un trafic de drogue, ni à des jeunes sans papiers.

Si le projet est évalué positivement dans un an, il sera ensuite déployé progressivement dans les autres arrondissements judiciaires flamands. Un budget de 1,2 million d'euros est prévu pour le projet pilote.

"La délinquance juvénile est de plus en plus violente"

"Nous constatons que la délinquance juvénile devient de plus en plus violente", a expliqué Zuhal Demir (N-VA), la ministre flamande responsable de la justice et de l'application de la loi. "Par exemple, le nombre de jeunes portant des armes illégales a fortement augmenté. C'est pourquoi nous avons voulu rendre les lois plus strictes et donner plus d'opportunités aux juges pour mineurs".

Le port d’un bracelet électronique n'est pas une punition en soi, mais plutôt un moyen pour les personnes auxquelles le juge a imposé des conditions - par exemple, suivre une thérapie ou éviter certains lieux - d'assurer un suivi plus étroit.

Actuellement, il existe peu de moyens de contrôler le respect des conditions, de sorte que les travailleurs sociaux ne savent pas toujours où les choses risquent de déraper.

"Pour l'instant, de nombreux jeunes délinquants sont assignés à résidence, mais la police ne peut pas constamment surveiller leur domicile", explique Zuhal Demir. Les jeunes délinquants "auront une sorte de « grand frère, pour ainsi dire, qui les surveillera pour qu'ils aillent à l'école et respectent scrupuleusement les conditions qui leur sont imposées".

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