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Au port d'Anvers, les saisies de drogues sont fréquentes

Un nouveau centre d'expertise en matière de drogues doit aider police et douane à lutter contre la criminalité

L'Institut national de criminalistique et de criminologie (INCC) a inauguré ce mardi un nouveau centre d'expertise forensique en matière de drogues, dans ses locaux à Neder-over-Heembeek (Bruxelles). Le ministre de la Justice, Paul Van Tigchelt, a débloqué un budget annuel d'un demi-million d'euros pour son fonctionnement. Le centre possèdera notamment une base de données sur les stupéfiants et pourra mieux analyser les échantillons de drogues.

Anne François Belga
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L'expertise forensique est une méthode scientifique visant à rechercher et exploiter des indices en vue de la manifestation de la vérité. Elle est souvent utilisée pour répondre à une question légale ou judiciaire. Ici, l'objectif du centre est triple : garantir un échantillonnage correct et sûr des drogues par la police et la douane, développer des méthodes forensiques pour établir des profils de drogues spécifiques, et créer et gérer une base de données nationale relative aux drogues.

"Cela permettra de mieux comprendre les tendances en termes de trafic, les méthodes de production, les types de drogues utilisées et leur qualité", détaille l'INCC qui s'inscrit dans la lutte contre le trafic de stupéfiants en appui de la police, de la douane et des magistrats. Les fonds alloués serviront à acheter des équipements spécialisés, mais également à recruter quatre nouveaux employés au profil scientifique.

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Mieux connaître les nouvelles drogues

"Grâce au nouveau centre d'expertise, nous aurons une bien meilleure vue d'ensemble des nouvelles tendances et des nouveaux types de drogues", se réjouit le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt. De nouvelles drogues de synthèse telles que la "drogue du zombie" appelée flakka, sont en effet en plein essor. "En déterminant la composition exacte et les impuretés, nous serons pour la première fois en mesure d'établir des liens entre différents échantillons de drogues et de savoir exactement où ils sont distribués", assure le ministre.

Une meilleure connaissance de la composition des substances permettra également "d'être plus efficaces en matière de politiques de santé, en proposant des traitements plus adaptés", souligne Ine Van Wymersch (photo), commissaire nationale aux drogues. "De plus, cela renforcera notre sécurité en nous offrant une vision plus claire des produits vendus et consommés, nous incitant ainsi à mieux suivre la chaîne d'approvisionnement et les précurseurs", les produits chimiques utilisés pour la fabrication de drogues.

Le centre d'expertise de référence fournira une image dynamique du marché des stupéfiants en temps réel. "Auparavant, toutes les données étaient transmises une fois par an et devaient ensuite être traitées. À présent, nous disposerons d'une sorte de système de prévision météo capable, par exemple, de repérer l'arrivée d'une 'tempête' de certaines drogues", ponctue la commissaire Van Wymersch.

Ine Van Wymersch

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