Albert Van Raedmonck, l'homme le plus âgé de Belgique et le plus vieux vétéran du pays, est décédé dimanche à l’âge de 107 ans dans une maison de repos de Saint-Nicolas (Flandre orientale). "Il était un modèle pour notre société", estime son petit-fils Gino Maes.
Albert Van Raemdonck est né le 6 juillet 1916, en pleine Première Guerre mondiale. Il était l'un des soldats belges de la Seconde Guerre mondiale qui ont vécu la campagne de 18 jours lors de la prise de la Belgique par l'occupant allemand en 1940. A l’heure actuelle, il était le plus vieux ancien combattant du pays encore en vie.
Au début du conflit mondial en 1940, Van Raemdonck travaillait comme imprimeur dans une imprimerie de Saint-Nicolas. Après la guerre, il a continué à travailler dans le domaine du graphisme, jusqu’à sa pension en 1976. Il était aussi actif dans des sociétés musicales. Pendant plus de 30 ans, il a ainsi joué le premier clairon dans l’harmonie Excelsior.
Après le décès de sa femme en 1999, il a vécu seul dans le centre de Saint-Nicolas jusqu'à l’âge de 102 ans. Depuis lors, il séjournait dans la maison de retraite Ennea, où il est décédé dimanche. Ces derniers mois, sa santé s’était dégradée. "Albert entendait très mal depuis quelques années, et depuis l’automne dernier sa mémoire se dégradait également. Il s’est progressivement éteint", témoignait un bon ami au micro de radio2. "Son décès a cependant surpris la famille et les amis qui lui rendaient régulièrement visite".
"Se lever tous les jours avec le sourire"
D’après son petit-fils Gino Maes, Albert Van Raemdonck avait comme devise de "se lever tous les jours avec le sourire". "Mais le décès de son épouse en 1999 l’a rendu très triste. Tout comme son déménagement vers la maison de repos", à l’âge de 102 ans. "Il faisait encore ses courses seul jusqu’à cet âge-là et allait boire une bière avec des amis le dimanche sur la place du marché de Saint-Nicolas", précisait Gino Maes.
"Mon grand-père n’a jamais dépensé beaucoup d’argent, mais il profitait de la vie. Dans les années 1970 et ’80, il nous a appris à voyager, en Italie et en Espagne. Il s’est rendu à Rome pour voir le Pape. Il voulait toujours être présent pour tout". "Il était assez sévère, mais juste et correct. Et bien ordonné. Il a été un exemple pour notre société dans sa façon de vivre et de respecter la nature : il ne jetait rien par terre, il entretenait les contacts humains et il se montrait empathique", concluait son petit-fils.
Le nouveau doyen des Belges est maintenant une dame qui réside dans le Hainaut et qui a fêté ses 109 ans en septembre. Elle souhaite rester anonyme.
