Le tribunal correctionnel de Tongres (province du Limbourg) a condamné ce jeudi l'ancien producteur de films pornographiques Dennis "Black Magic" Burkas à 7 ans de prison, une amende de 4.000 euros et une déchéance de ses droits pour une période de 10 ans, pour le viol de 8 femmes et la possession d’images d’abus sexuels sur des enfants. "L’accusé manque de toute forme de respect de règles", estime le tribunal limbourgeois.
Sept ans de prison pour l'ex-producteur de films pornographiques Dennis Black Magic
L'homme comparaissait pour viol et attentat à la pudeur de huit femmes, harcèlement, incitation à la prostitution et possession de matériel pédopornographique. Le tribunal assure qu'il a été prouvé que Dennis Burkas a mis plusieurs de ses modèles sous pression pour avoir un rapport sexuel avec elles et qu'il a diffusé des photos dénudées de différents modèles.
Burkas (49 ans) s’est fait un nom dans la production de films pornographiques et la publication de calendriers de femmes flamandes connues posant nues. Mais l’homme au surnom de "Black Magic" est aussi récidiviste puisqu’il a déjà été condamné plusieurs fois par le passé pour des faits de mœurs, dont les viols de deux adolescentes (en 2008 et 2011) et l’incitation de mineurs à la prostitution.
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Il a aussi déjà été condamné pour faux en écriture, escroquerie et diverses infractions au code de la route. Le tribunal estime donc qu’il n'a tiré aucune leçon de ses condamnations antérieures et a fait preuve d'un grand flou normatif et d'un laxisme dans les réglementations existantes.
L'ancien producteur devra payer des dommages et intérêts à hauteur de 39.150 euros aux modèles qu'il a harcelées, agressées et incitées à la prostitution. Au total, Dennis Burkas a violé et porté atteinte à la pudeur de huit jeunes femmes qui étaient entrées en contact avec lui à un moment donné. Il les a convaincues qu'il pouvait les aider à entamer et poursuivre des carrières dans le mannequinat et le monde de la pornographie ou de l'érotisme. Il aurait aussi possédé des images d’abus sexuels d’enfants.
Le tribunal a également constaté que l’accusé "manque de tout respect de l’intégrité physique, psychique et sexuelle des femmes qui ont été ses victimes. Il les a considérées comme des objets de plaisir et des instruments". Les juges estiment qu’il "manque totalement de respect pour les femmes en général". Dennis Black Magic n’était pas au tribunal ce jeudi, mais a fait savoir qu’il irait en appel de la peine. Il devrait être arrêté au courant de la journée.
