Un bateau pneumatique transportant 57 migrants a été repéré dimanche matin au large de Coxyde. Ces migrants avaient quitté Dunkerque en France et voulaient traverser la Manche. Les services de secours ont tenté de contraindre le bateau à faire demi-tour mais les passagers ont refusé de le faire. Par mesure de sécurité l'embarcation a été escortée jusqu'aux eaux territoriales britanniques.
Une embarcation transportant 57 migrants escortée entre Coxyde et le Royaume-Uni : "Ils refusaient de faire demi-tour"
Vers 7 heures dimanche matin, la police a reçu plusieurs appels indiquant qu'un petit bateau avait été aperçu en mer transportant plusieurs migrants. "Il s'agissait d'un canot pneumatique surchargé", a déclaré Peter Van Camp, porte-parole de l'agence flamande des Services maritimes et côtiers (MDK). On a d'abord pensé qu'il y avait 38 personnes à bord, puis il s'est avéré qu'ils étaient 57.
"Les services d'urgence sont immédiatement partis de Nieuport et d'Ostende pour convaincre les personnes à bord de faire demi-tour, car un canot surchargé peut chavirer. Mais les passagers n’ont pas voulu s'arrêter".
"Nous leur avons parlé, mais nous ne pouvons pas les forcer à faire demi-tour. Le bateau était surchargé, il y a des gens assis sur le bord. A la moindre intervention de notre part, le bateau aurait pu chavirer. Or, leur sécurité est la chose la plus importante".
Vers les eaux territoriales britanniques
Les garde-côtes britanniques ont également été contactés. "Nos navires ont escorté la petite embarcation jusqu'aux eaux territoriales britanniques, où les garde-côtes britanniques ont pris le relais. Je ne sais pas ce qui s’est passé ensuite", a ajouté Peter Van Camp.
Dans le bateau pneumatique se trouvait des hommes et des femmes. On ne sait pas s'il y a aussi des enfants à bord. Il s'agirait de personnes d'origine asiatique ou nord-africaine. Le conducteur du bateau serait un Asiatique, probablement un Vietnamien.
Le gouverneur de la Flandre occidentale, Carl Decaluwé, affirme que davantage de migrants devaient embarquer sur le bateau pneumatique mais qu'une quinzaine de personnes sont restées à Coxyde car le bateau était déjà trop chargé. "Nous constatons que le trafic d'êtres humains est de plus en plus courant en Flandre occidentale", déplore-t-il. "Un soutien fédéral supplémentaire est nécessaire pour lutter contre les trafiquants."
