Le travail a repris ce vendredi à 6h du matin dans l'ensemble des prisons où le personnel avait débrayé spontanément jeudi pour dénoncer la direction prise par les discussions avec le ministre de la Justice. Le mouvement de protestation n'avait pas été suivi côté wallon, a précisé le syndicat socialiste. Un préavis de grève a été lancé, pour une période indéterminée débutant lundi 1er avril.
Le travail a repris dans les prisons touchées par des actions spontanées, mais une grève nationale est annoncée
Les actions spontanées ont concerné les prisons bruxelloises de Saint-Gilles et Haren, ainsi que celles de Louvain Central, Gand, Anvers, Hasselt, Merksplas, Wortel, Malines, Turnhout et Bruges. Le travail a repris dans l'ensemble des établissements ce vendredi matin, ont confirmé l'administration et les syndicats.
Le mouvement spontané avait débuté jeudi à l'issue d'une réunion avec le ministre Paul Van Tigchelt. Les syndicats ont quitté la table de négociation et activé un préavis lorsque le ministre de la Justice a évoqué une réforme du service minimum.
La grève commencera dès lors lundi 1er avril à 22h, pour une durée indéterminée. Les représentants des gardiens de prison réclament des solutions urgentes pour faire face à la surpopulation carcérale, aux problèmes d’insécurité et au manque de personnel.
Interrogé par VRT NWS, le directeur de la prison de Merksplas (photo) affirme se préparer "au pire" face à l’annonce de cette grève nationale et craindre que le service minimum ne puisse pas être suffisamment respecté. "Cela pourrait avoir des conséquences dramatiques", estime Serge Rooman. Ce sont notamment les droits de base des prisonniers qui seront en péril, comme les soins médicaux et une promenade d’une heure par jour.

