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Le delta de l'Escaut entre Gand et les Pays-Bas reconnu comme "géoparc mondial" par l'Unesco

L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco) a désigné jeudi le delta de l'Escaut (Schelde Delta), qui s'étire entre Gand (Flandre orientale) en Belgique et l’Escaut occidental aux Pays-Bas, comme "géoparc mondial". Cette distinction reconnaît son patrimoine géologique particulier. Elle augmente également les chances des villes et communes situées sur ce territoire d’obtenir des subsides pour des projets liés au tourisme et à la préservation de la nature.

Anne François Belga
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Le delta de l'Escaut s'étend sur les provinces belges d'Anvers, de Flandre orientale et de Flandre occidentale, ainsi que sur les provinces néerlandaises du Brabant-Septentrional et de Zélande. Il s'agit plus précisément d'un estuaire, où les aux marines salées et les eaux douces fluviales se mélangent.

"Les forces géologiques, les changements environnementaux induits par les phénomènes climatiques et les interactions humaines ont forgé un paysage riche en traces géologiques, morphologiques et historico-culturelles", écrit l'Unesco sur son site internet au sujet du géoparc Schelde Delta. "Les plaines, protégées par des digues, sont privées de sédiments. Là où la nature a fait son œuvre, elles semblent presque figées dans le temps. Les monuments historiques témoignent de l'influence des différentes phases géologiques."

"Le géoparc incarne un récit à multiples facettes, où l'histoire géologique et l'histoire humaine s'entremêlent pour sensibiliser à l'extrême vulnérabilité de la région face au changement climatique", ajoute l'organisation onusienne. Selon le photographe et artiste local Rem van den Bosch, le géoparc montre "à une échelle réduite les effets planétaires du changement climatique et de l'élévation du niveau de la mer".

Le bois Buggenhout dans le delta de l'Escaut

Grande collaboration

La Flandre orientale a collaboré avec les provinces d’Anvers et de Flandre occidentale, ainsi que les provinces néerlandaises du Brabant-Septentrional et de Zélande pour obtenir le label onusien.

Plus de 60 administrations communales se sont également impliquées, de même que l’Université de Gand et l’Ecole supérieure Artevelde, des musées tels que la Drongengoedhoeve à Aalter, le Musée Mercator à Saint-Nicolas, le PolderMAS à Kieldrecht, et plusieurs services touristiques.

Tremplin vers des subsides européens

La reconnaissance en tant que géoparc mondial de l'Unesco n'apporte aucune protection ou obligation supplémentaire, mais attire davantage l'attention et offre des opportunités pour la recherche scientifique et le tourisme. Au total, le réseau mondial des géoparcs Unesco compte 213 sites, répartis dans 48 pays.

L’échevin Steven Vandersnickt de Berlare (Flandre orientale) considère la reconnaissance comme un atout pour le tourisme dans sa ville et pour l’élargissement du parc naturel Kalkense Meersen. "Nous nous attendons à ce que l’Europe investisse dans le nouveau géoparc, ce qui va attirer davantage de touristes et créer un meilleur cadre de vie pour les habitants de la région", concluait Steven Vandersnickt.

Le château de Berlare
Une route cycliste le long de l'Escaut

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