Alors que l'enquête publique sur le nouveau permis environnemental de l'aéroport de Deurne (Anvers) se clôture ce vendredi, plus de 4.000 objections ont déjà été envoyées par voie numérique. Les objections adressées par courrier postal n'ont pas encore été comptabilisées. L'actuel permis d'environnement arrive à expiration le 17 juin. Pour ne pas mettre en péril ses activités, l'aéroport a donc introduit une demande de renouvellement.
Plus de 4.000 objections à un nouveau permis pour l'aéroport d'Anvers
Le dossier comporte notamment un rapport d'impact environnemental. La zone aéroportuaire est située à 5 km à peine du centre d'Anvers, dans le district de Deurne. Ses gestionnaires ambitionnent d'accueillir plus de passagers sans augmenter le nombre de vols, grâce à des appareils de plus grande capacité. La direction s'est engagée à ne pas amplifier les nuisances sonores, et même à les diminuer progressivement. Elle a également annoncé diminuer son impact environnemental grâce, notamment, à des avions d'entraînement électriques.
Ces derniers mois, plusieurs associations de quartier ont organisé des actions de protestation et appelé les riverains à déposer des objections contre le nouveau permis. Les plateformes "Doe Deurne Dicht" et "Vliegerplein", notamment, militent pour la fermeture de l'aéroport. Elles pointent du doigt la pollution sonore et les émissions de gaz à effet de serre qu'il engendre, ainsi que sa charge financière puisque l'infrastructure est dépendante de subventions publiques.
"D’après la nouvelle demande de permis environnemental, l’aéroport prévoit de planifier 28% de vols supplémentaires", indiquait Ruth-Marie Henckes à radio 2. "Il s’agirait en plus surtout de jets privés. L’aéroport dépendre encore toujours de subsides, ce qui veut dire que la population contribuerait financièrement à ces vols polluants".
À la place, les associations de quartier proposent d'en faire par exemple un parc dédié à la nature, aux loisirs et à l'économie locale, qui serait le symbole de la transition vers un monde plus durable. Un projet qui est évoqué déjà depuis les années 1970. Outre les 4.000 objections envoyées en ligne, les communes environnantes (Anvers, Borsbeek et Mortsel) ont également recueilli des réclamations écrites dont le nombre ne sera pas connu avant la fin de la semaine prochaine.
La décision finale de la ministre flamande de l'environnement, Zuhal Demir, est attendue au plus tard le 10 août.
