Quatorze suspects font l'objet d'une information judiciaire dans le cadre de faits impliquant des militaires casernés à Amay. L'information a été donnée ce jeudi après-midi par le parquet de Liège. Un certain nombre de militaires du 4e bataillon de génie, une unité casernée à Amay, près de Huy (Liège), ont été suspendus préventivement de leurs fonctions en raison de "faits graves", à caractère "structurel".
Information judiciaire ouverte contre 14 suspects des faits dénoncés à la caserne d'Amay
Des militaires du 4e bataillon de génie, une unité francophone casernée à Amay, près de Huy (Lège), et comptant quelque 600 hommes et femmes, ont été suspendus préventivement de leurs fonctions en raison de "faits graves", à caractère "structurel", avaient annoncé jeudi matin trois hauts responsables du ministère de la Défense.
Des enquêtes judiciaires sont en cours au parquet fédéral et au parquet de Liège. "Nous avons décidé de ne pas communiquer davantage, mais je peux vous dire que 14 suspects sont identifiés et que le dossier se trouve actuellement à l'information", a déclaré la porte-parole liégeoise Catherine Collignon à Belga.
En ce qui concerne les qualifications des infractions présumées, la magistrate évoque un lien avec des armes et des munitions, des coups et blessures ainsi que des traitements inhumains. Il ne serait toutefois pas question de trafic d'armes, comme l'avançaient certains médias.
Plus tôt dans la journée de jeudi, la ministre de la Défense, Ludivine Dedonder (PS), avait annoncé, lors d'une conférence de presse; qu'un peloton du bataillon amaytois incriminé a été dissous, évoquant en conférence de presse "des comportements inacceptables et déviants".
Certains comportements sont "incompatibles" avec les valeurs de la Défense, a pour sa part déclaré le "patron" de l'armée, l'amiral Michel Hofman.
Il s'agit de "quelques dizaines" de militaires, "pas seulement des jeunes recrues, mais aussi des militaires expérimentés", a ajouté le chef de la Défense (Chod) devant la presse. Certains sont acteurs, d'autres témoins et/ou victimes, a-t-il expliqué .
Certains faits se sont déroulés durant plusieurs mois, voire années, lors de bizutages, lors d'entraînements ou en dehors des heures de service.
Des enquêtes administrative et judiciaire sont en cours.


