Un lieu de mémoire baptisé "Onument", dédié aux victimes du coronavirus, a été inauguré ce mercredi dans le parc d'Osseghem (photo), au pied de l'Atomium, en présence de représentants du secteur hospitalier, du ministre de la Santé Frank Vandenbroucke et du bourgmestre de Bruxelles Philippe Close. Un deuxième onument était inauguré à Egenhoven, près de Heverlee (Louvain, en Frabant flamand), en présence de la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden. Il s’agit des 5e et 6e monuments de ce type déjà installés en Belgique depuis 2021, après ceux placés à Courtrai (Flandre occidentale), Drongen (près de Gand en Flandre orientale), Lommel (Limbourg) et Aarschot (Brabant flamand).
Un lieu de mémoire pour les victimes du coronavirus inauguré au pied de l'Atomium et à Louvain
Le mémorial installé au pied de l’Atomium a été conçu par l'architecte paysagiste Bas Smets, tout comme ceux de Gand, Louvain, Aarschot, Courtrai et Lommel. "L'idée était de créer un monument sur base d'un principe que l'on pouvait décliner dans plusieurs lieux, à l'image du coronavirus qui se répandait partout", expliquait son concepteur. "On a imaginé un cercle parfait interrompu par une force naturelle, invisible, et qui casse les 13 éléments qui symbolisent le 13 mars, la date du premier confinement sanitaire il y a quatre ans."
Le nom "Onument" a lui été inventé par la psychiatre Uus Knops. Il se veut plus inclusif, renvoyant à l'idée de réunion autour d'un événement dramatique. Le lieu inauguré ce mercredi à Bruxelles a également été pensé en relation avec celui en mémoire des victimes des attentats du 22 mars 2016.
"Nous avons créé un an après les attaques terroristes un mémorial dans la Forêt de Soignes, au sud de Bruxelles, où 32 arbres entourent un banc de pierre, symbolisant une force qui se concentre vers l'intérieur. Ici, au nord de la ville, c'est l'inverse, c'est une explosion vers l'extérieur. Il y a une forte relation entre les deux endroits", précisait l’architecte Bas Smets (photo, au centre).
Le choix d'un parc, un lieu devenu emblématique des différentes phases de confinement imposées lors de la crise sanitaire, n'est certainement pas anodin, ajoute encore le concepteur. "C'est le seul endroit où l'on pouvait se voir. Avoir l'opportunité de se retrouver ici avec sa tristesse, sa solitude, en mémoire des victimes, c'était un élément très important."
A Egenhoven aussi
Une centaine de personnes se sont aussi rassemblées ce mercredi à Egenhoven, près de Heverlee (Louvain) en Brabant flamand, pour l’inauguration du 6e onument, en présence de l’échevine Bieke Verlinden, de la ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden et du psychiatre Dirk de Wachter. Toutes les personnes présentes ont ensuite pu allumer une bougie.
Le monument à la mémoire des victimes du coronavirus a été placé de le bois d’Egenhoven, où l’architecte Barts Smets a joué pendant son enfance. "Je reconnais encore l’endroit. Chaque onument est un peu différent. Celui d’Egenhoven s’ouvre sur le ruisseau la Voer. C’est une belle vue".
L’échevine du bien-être et des Cimetières, Bieke Verlinden, soulignait que l’onument n’est pas seulement pour les proches de victimes de l’épidémie, mais aussi pour toutes les personnes en deuil, qui ont du chagrin et cherchent un lieu de réconfort. "Nous espérons que les gens trouveront ce lieu. Il peut d’ailleurs aussi être utilisé pour une cérémonie d‘adieu ou des funérailles".
"Un onument ne rend pas la perte d’un être cher moins douloureuse, mais peut-être plus supportable", ajoutait la ministre de l’Intérieur, Annelies Verlinden.

