La ministre flamande de l'Environnement, de la Justice, du Tourisme et de l'Energie, Zuhal Demir (N-VA), a déposé plainte auprès de la police après avoir reçu une "dick pick" (photo d'un pénis) sur sa page LinkedIn. Elle affirme vouloir ainsi mettre fin à de telles pratiques.
La ministre flamande Zuhal Demir (N-VA) dépose plainte après avoir reçu une "dick pic" via LinkedIn
"Des images dingues dans votre boîte à messages, des femmes, même mineures, sont hélas confrontées trop souvent à ce genre de comportement non désiré et inapproprié", a écrit la ministre sur X (anciennement Twitter).La ministre a publié la photo floutée et les messages graveleux qui l'accompagnaient. "Ça suffit, je porte plainte", a-t-elle ajouté.
Ce n'est pas la première fois que l'homme la contacte. En août et septembre derniers, il lui avait déjà envoyé des "messages explicitement sexuels", indique son cabinet. "Puis mardi dernier, pour couronner le tout il y a eu cette "dick pick".
La ministre contacté le parquet, qui lui a conseillé de porter plainte auprès de sa zone de police. Ce qui a été fait depuis. "Ils vont essayer de découvrir qui a envoyé la photo", a déclaré Mme Demir. Comme les messages et les photos ont été envoyés via LinkedIn, elle dispose du nom et des coordonnées de l'homme - à moins qu'il n'ait créé un faux profil.
Caroline Gennez : "Absolument inacceptable"
De telles photos d'un pénis semblent être envoyées plus fréquemment. Dans notre pays, plus de la moitié des filles et des jeunes femmes âgées de 15 à 25 ans ont déjà reçu une « dick pick » . C'est ce qui ressort d'une étude sur la violence sexuelle en ligne commandée par l'ancienne secrétaire d'État à l'égalité des chances, Sarah Schlitz (Ecolo).
"Je tiens à préciser qu'une telle chose n'a pas à se produire", a déclaré la ministre Demir. "Nous ne devrions pas penser que c'est normal. Zuhal Demir a déjà reçu le soutien de la ministre fédérale du Développement, Caroline Gennez (Vooruit).
"Tu as raison. C'est absolument inacceptable", estime Mme Gennez. "Les auteurs d'actes d'intimidation ne devraient jamais s'en tirer à bon compte. Il est très important que les témoins s'expriment et interviennent dans ce type de comportement, en ligne et hors ligne", écrit Mme Gennez sur X.
