La ville limbourgeoise de Saint-Trond est à la recherche de bénévoles - ou "buddies" - qui feront découvrir la ville aux nouveaux arrivants qui ne parlent pas encore (couramment) le néerlandais. L’idée est qu’ils explorent ensemble la ville de façon informelle, pour que les nouveaux Trudonnaires puissent ensuite s’y retrouver. L’auteur de romans policiers Toni Coppers (photo, à g.), originaire de Saint-Trond, parraine cette initiative.
Saint-Trond cherche des bénévoles pour faire découvrir la ville aux nouveaux arrivants de langue étrangère
Les nouveaux arrivants qui ont suivi le trajet obligatoire de citoyennisation à Saint-Trond (Limbourg) pourront bientôt faire un tour de la ville avec un "buddy" - un ou une bénévole qui se charge de leur faire découvrir tous les recoins de Saint-Trond, à commencer par les administrations locales. Un passage par la bibliothèque communale, la déchèterie ou la mutuelle est prévu dans le parcours.
"En plus du cours de néerlandais, du cours d’orientation sociale, d’une inscription obligatoire à l’office flamand pour l’emploi et la formation continue VDAB, ce parcours en compagnie d’un "buddy" est le quatrième pilier pour une intégration réussie", estime l’échevin de la Diversité et de l’Egalité des chances, Peter Delcour (N-VA).
Toni Coppers, originaire de Saint-Trond et auteur de romans policiers, est ambassadeur du projet de parrainage des nouveaux arrivants. "Il s’agit simplement de faire découvrir à ces personnes les habitudes quotidiennes de la ville, comment on y habite, on y vit et y travaille. Pour les nouveaux habitants cela fait un monde de différence", estime l’auteur. "En tant que buddy, vous les aidez à découvrir Saint-Trond. Si je n’habitais pas si loin, je serais moi-même candidat à ce bénévolat", concluait Toni Coppers.
Tout bénéfice
“Etre buddy, cela donne aussi beaucoup de satisfaction', confirmait la bénévole Marijke Aerts à Radio 2. Ces dernières années, elle a guidé la Libanaise Lama dans la ville. 'C’est tout bénéfice pour les deux. Lama m’a aussi fait connaître la culture libanaise. C’est très enrichissant'.
Entretemps, les deux femmes sont devenues de vraies amies. 'Lama est une jeune femme merveilleuse, hautement qualifiée. Elle ira très loin dans la vie', se réjouit Marijke.
Lama lui rend son amitié avec gratitude. 'J’ai une petite fille et Marijke nous a emmenées à la plaine de jeu. Mais elle m’a aussi accompagnée quand je suis allée me présenter pour un emploi. Et nous suivons ensemble des cours de yoga. Elle fait toute la différence pour moi'.
