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Quelque 250 agriculteurs se sont rassemlés à Bruges pour exprimer leurs craintes

250 agriculteurs manifestent à Bruges contre l'extension de la zone naturelle dans la vallée de l'Yser et de Handzame

Quelque 250 agriculteurs se sont rendus avec leurs tracteurs à la gare de Bruges (Flandre occidentale) pour mener une action de protestation au bureau de l’Agence pour la Nature et les Forêts. Ils critiquent le projet d’extension de la zone naturelle de la vallée de l’Yser et de Handzame, en Flandre occidentale. Ils craignent de ne plus obtenir que difficilement des permis d’exploitation. L’Agence affirme que cela changera peu leur situation.

Anne François
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L’Agence pour la Nature et les Forêts (ANB) est propriétaire de la vallée de l’Yser et de Handzame, un domaine de près de 700 hectares en Flandre occidentale. L’organisation environnementale a acheté encore 200 hectares supplémentaires au cours des dix dernières années. Le territoire naturel de 700 hectares était déjà de type 4, c’est-à-dire le plus protégé qui soit en Flandre, indiquait Jeroen Denaeghel de l’Agence. "Les 200 hectares supplémentaires seront protégés de la même façon, afin de créer une grande réserve naturelle de près de 900 hectares".

Ce projet fait peur aux agriculteurs de la région située entre Oost-Vleteren et Dixmude. Ils craignent la disparition de terres agricoles. “Chaque entreprise agricole située dans un rayon de 10 km de cette réserve naturelle peut avoir des problèmes avec son permis environnemental", expliquait le fermier Michiel Van Kerschaver, qui vient de Noorschote. "Nos investissements ne seraient plus approuvés".

“En raison des accords conclus entre les autorités flamandes et les organisations agricoles, l’Agence pour la Nature et les Forêts bénéficierait aussi d’une priorité pour acheter les terres agricoles. Quand un agriculteur voudra vendre des terres, l’ANB pourra la première y accéder et les transformer en zone naturelle".

"Pas de projet d’extension”

Michiel Van Kerschaever a l’intention de reprendre dans quelques années l’entreprise agricole de ses parents. "Elle se situe à l’orée d’une zone naturelle. Ce plan ne me donne pas d’avenir. Mes parents louent certaines terres dans cette zone. Si leur propriétaire veut les vendre, nous les perdront puisqu’elles iront à l’ANB".

"Quand nous achèterons des terres, ce sera toujours en concertation avec les agriculteurs", répond Jeroen Denaeghel de l’Agence de la Nature et des Forêts. "Ces accords ont été passés au niveau national. Nous allons aussi racheter certains domaines qui se trouvent en terres inondables. D’ailleurs nous n’avons absolument aucun projet d’extension. Les 900 hectares sont suffisants".

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Concertation avec l’Agence pour la Nature et les Forêts

Les agriculteurs se sont rendus à Bruges pour discuter avec l’Agence. "Les agriculteurs avaient des craintes. Nous avons éclairci la situation", indiquait Jeroen Denaeghel à VRT NWS. "Leurs peurs par rapport à des permis futurs ne sont pas justifiées. Les exploitations qui se trouvent le long de la réserve naturelle recevront leurs permis. Le type 4 protège les terres qui se trouvent dans son périmètre, pas celles qui se trouvent en bordure".

L’agriculteur Stijn Vandelanotte de Merkem confirmait que l’Agence leur a expliqué la situation de cette façon, "mais sans rien vouloir mettre sur papier. Nous ne savons pas quelle sera la règlementation dans dix ans. Sachez que le situation ne s’améliorera pas pour nous et qu’elle est favorable à l’ANB".

"Aujourd’hui tout se passe calmement, mais nous serons peut-être de retour dans un mois s’il apparaissait que la réserve naturelle influence nos permis d’exploitation. Nous allons faire un test en introduisant des demandes de permis, et nous verrons bien ce qui en ressortira", concluait Stijn Vandelanotte.

Concertation avec l'Agence pour la Nature et les Forêts

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