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Le gouvernement flamand s'oppose au projet d'universités d'organiser des masters uniquement en anglais

L’Université de Louvain (KU Leuven), celle de Gand (UGent) et l’Université Libre flamande de Bruxelles (VUB) ont introduit pendant cette année académique des demandes de dérogation à la réglementation linguistique pour l'organisation de 10 masters qui seront donnés uniquement en anglais. Mais malgré un avis positif de la Commission compétente, ces universités se sont heurtées chaque fois à un refus du gouvernement flamand. "Nous n'accepterons jamais que notre enseignement supérieur se dé-néerlandise", déclare le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts (N-VA).

Anne François Belga
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La réglementation linguistique actuelle prévoit que les cours soient donnés en néerlandais en Flandre. A certaines conditions, des cours peuvent cependant être donnés dans une autre langue. Le gouvernement flamand exige alors que chaque master proposé par exemple en anglais ait son équivalent en néerlandais. Si les universités veulent se passer de cours en néerlandais pour certains diplômes, elles doivent en faire la demande, motivée.

C’est ce qu’ont fait la KU Leuven, l’UGent et la VUB pour un ensemble de dix masters qu’elles souhaitent proposer uniquement en anglais. Il s’agit plus précisément des formations suivantes :

• Master of Science in Engineering: Energy (KU Leuven) • Master of Science in Nanoscience, Nanotechnology and Nanoengineering (KU Leuven) • Master of Science in Psychology: Theory and Research (KU Leuven) • Master of Science in Applied Sciences and Engineering: Applied Computer Science (VUB) • Master of Science in Engineering Physics (UGent) • Master of Science in Industrial Engineering and Operations Research (UGent) • Master of Science in Engineering: Artificial Intelligence (KU Leuven) • Master of Science in Physics and Astronomy (VUB) • Master of Science in Physics (KU Leuven) • Master of Science in Astronomy and Astrophysics (KU Leuven)

“Pas de dé-néerlandisation de l’enseignement supérieur"

Les universités viennent d’annoncer que, comme l’an dernier, elles ont été confrontées à un refus du gouvernement flamand, via son ministre de l’Enseignement. "A côté de l'option anglophone, une option néerlandophone doit être maintenue", estime Ben Weyts (photo).

"Je comprends que les universités veulent répondre à la demande de certains secteurs et qu’elles veulent attirer davantage d’étudiants étrangers", réagissait le ministre. "Mais cela ne peut pas être aux dépens des étudiants flamands. Notre offre académique doit rester accessible et démocratique. Les étudiants flamands ont droit à une formation de qualité dans leur langue, des classes maternelles jusqu'à la dernière année de l'université", estime Ben Weyts.

Du côté des universités gantoise, louvaniste et bruxelloise concernées, c'est plutôt l'incompréhension. Elles soulignent également que les demandes concernaient des formations très spécifiques. Dans un communiqué, le ministre Weyts indique pour sa part que le gouvernement flamand veut donner aux universités et écoles supérieures la possibilité "de jouer leur rôle international et d’attirer des étudiants et des professeurs étrangers".

Ben Weyts ajoute en outre que les équivalents en néerlandais pour des masters uniquement en anglais peuvent être donnés partiellement dans une langue étrangère, d’après le décret. A savoir jusqu’à 18,33% au niveau de Bachelier et jusqu’à 50% pour les années de Master.

Le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts

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