Aller au contenu principal
Le magasin MyPrice à Opwijk

Un supermarché russe tente à nouveau de s'implanter en Flandre, l'Inspection économique veille

L'Inspection économique va ouvrir une enquête sur MyPrice, le supermarché russe implanté à Opwijk (photo) en Brabant flamand. C’est ce qu’a confirmé la Secrétaire d'État au Budget et la Protection des consommateurs Alexia Bertrand. MyPrice n’en est pas à son premier essai en Belgique.

Anne François Belga
Publié:

"Officiellement on sait très peu sur cette entreprise. Ses exploitants jouent à cache-cache", indiquait à VRT NWS Stefan Van Rompaey, rédacteur en chef de la revue RetailDetail. "Ils ne veulent pas dire qui se cache derrière ce magasin". Tout porte néanmoins à croire que MyPrice est une copie d’une chaine qui avait déjà essayé il y a deux ans d’ouvrir des magasins en Belgique, mais sous le nom Mere.

"Le magasin MyPrice a été ouvert au même endroit que le magasin Mere en 2022 ». Ce dernier faisait partie d’un grand groupe russe. Il est actif dans plus de dix pays et possède entretemps plus de 2.000 magasins.

"Ce magasin, qui appartenait au même propriétaire que MyPrice, avait également fait l'objet d'une enquête à l'époque", indique le cabinet d’Alexia Bertrand. Mais l'enseigne a, depuis, mis la clé sous la porte. L'inspection du nouveau magasin devrait permettre de vérifier si le supermarché est en règle, notamment en ce qui concerne le numéro CBE (Banque-Carrefour des Entreprises).

Il s'agira également de vérifier si la chaîne respecte les sanctions en vigueur à l'encontre de la Russie. Par ailleurs, un autre magasin MyPrice devrait ouvrir ses portes prochainement sur le Varkensmarkt à Boom en province d’Anvers.

Le futur MyPrice à Boom

Pas un vrai supermarché

Tout comme le supermarché Mere, le nouveau MyPrice vend à prix réduit avant tout des produits alimentaires provenant d’Europe de l’est. "Il s’agit par exemple de charcuterie, de pâté ou d’oreilles de porc fumées". L’aménagement du magasin est rudimentaire. Les produits sont exposés sur des palettes.

"On ne peut pas qualifier MyPrice de véritable supermarché parce qu’on ne peut pas y faire toutes ses courses. Son assortiment est limité”, souligne Van Rompaey. Des produits russes n’y sont pas vendus, puisque les sanctions européennes à l’encontre de la Russie ne l’autorisent plus.

La Secrétaire d’Etat Alexia Bertrand, responsable pour la Protection des consommateurs, a demandé à l’Inspection économique d’investiguer le cas du supermarché russe. "Elle vérifiera avant tout si les sanctions de l’Europe envers les produits russes sont respectées et si les prix des articles sont correctement affichés".

Le deuxième essai sera-t-il le bon ?

Le magasin Mere qui avait ouvert ses portes en 2022 en Belgique avait été contraint de les refermer trois mois plus tard. "A la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’image de l’entreprise avait été écornée dans les pays occidentaux et l’approvisionnement du magasin avait connu des problèmes. Mere a alors fermé ses magasins en Europe occidentale et s’est concentré sur le marché d’Europe de l‘est.

Avec MyPrice, la chaine espère à nouveau conquérir le marché d’Europe de l’ouest. Mais Stefan Van Rompaey estime que le magasin ne connaitra pas un grand succès. « Il y aura bien certaines personnes qui ont des racines en Europe de l’est qui voudront y acheter des produits de leur jeunesse, mais je pense que ce magasin restera marginal », concluait Van Rompaey.

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5