Les autorités judiciaires ont officiellement posé ce mardi la première pierre de la nouvelle maison d'arrêt qui devrait ouvrir ses portes à Anvers en 2026. Le nouveau complexe est érigé sur l’ancien terrain d’activité économique Petroleum-Sud et doit remplacer la prison vieillie de la rue des Béguines. Quelque 440 prisonniers pourront y être détenus.
Il aura fallu 16 ans avant que la première pierre de la nouvelle prison anversoise soit posée
C’est en 2008 que la décision était prise de construire une nouvelle prison à Anvers. Seize ans plus tard, la première pierre vient d’être posée ce mardi matin, alors que la prison vieillissante de la métropole est confrontée à une surpopulation carcérale dénoncée de longue date par le personnel pénitentiaire. "Le dossier a connu de nombreux retards et des difficultés", expliquait le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt. "Les travaux peuvent enfin commencer".
Le ministre de la Justice, son collègue Mathieu Michel responsable de la Régie des bâtiments et l’échevine anversoise du Port Annick De Ridder ont fait scanner leurs mains. Les différentes empreintes seront imprimées sur la première pierre, qui sera placée plus tard dans le bâtiment. « Nous misons avant tout sur la modernisation et la durabilité du nouveau bâtiment », indiquait Kristien De Vries, directrice du projet Hortus Conclusus. Il s’agit de la collaboration entre le Groupe Jan De Nul et l’EEG Group, qui mènent à bien la construction de la prison.
Surpopulation carcérale
Le chantier, qui a commencé l'an dernier déjà, prend doucement forme avec la mise en place des fondations. Installé au sud de la métropole, le futur pénitencier accueillera des détenus en attente de leur procès. Il aura une capacité de 440 places, dont 330 hommes, 66 femmes et 44 personnes dans une aile psychiatrique.
Le nouvel édifice doit remplacer la vétuste maison d'arrêt située rue des Béguines, dans le centre d'Anvers. Il doit aussi apporter une solution à la surpopulation carcérale qui sévit de longue date dans la prison actuelle. La future prison doit aussi rendre la vie derrière les barreaux aussi proche que possible de la vie hors de prison. "L’établissement pénitentiaire ressemblera à une ville, avec des bâtiments, des places et des rues", indiquait Kristien De Vries. "Il y aura des mini-communautés de vie constituées de 22 détenus. Ils auront leur propre cuisine, leur propre espace de vie et vivrons en groupe pour faciliter leur réintégration".
"Avec le nouveau complexe, nous tenterons de résoudre au plus vite le problème de surpopulation carcérale. Nous voulons que les détenus retournent de la meilleure façon possible dans la société. Avec un bâtiment comme celui de la rue des Béguines ce serait plus difficile", concluait le ministre Van Tigchelt.
