L'organisation d'agriculteurs Farmers Defence Force (FDF) a dénoncé ce vendredi l'accord que le gouvernement flamand a conclu jeudi soir avec certaines autres associations agricoles. Fâchée d'avoir été tenue à l'écart des négociations, la FDF envisage des actions "plus extrêmes" que celles des derniers jours. "L’agriculture est à nouveau sacrifiée", estime Bart Dickens, président de la branche belge de Farmers Defence Force.
L'organisation Force de défense des agriculteurs, qui n'a pas été invitée aux négociations, promet des actions "plus extrêmes"
L'organisation se réunit ce week-end afin de déterminer le type d'action à mener. Elle estime avoir été poussée de côté pendant les négociations avec le gouvernement flamand, alors qu’elle affirme représenter 4.500 personnes. "L'agriculture est à nouveau sacrifiée et on ne va pas se laisser faire", a commenté le président de la branche belge de la FDF Bart Dickens. L'accord conclu jeudi portait notamment sur l'achat de terres agricoles, le nouveau plan d'action sur le lisier et le dossier de l'azote.
Dans les rangs de la Force de défense des agriculteurs, le mécontentement est grand. "Je n'ai pas dormi de la nuit car des agriculteurs m'appelaient constamment", a expliqué Bart Dickens. Ce dernier digère mal de ne pas avoir été consulté. "Pour moi, on ne peut pas parler d'accord. On a tout simplement été mis hors-jeu." La FDF compte donc à nouveau se faire entendre. Il reste à déterminer où et comment.
"Nous avons aussi prévu quelque chose d'encore plus important, mais ce n'est pas pour tout de suite", ajoute Dickens. Selon lui, la détermination des agriculteurs est réelle. "Les chasseurs et les coureurs de motocross nous soutiennent également."
Apparue il y a plusieurs années aux Pays-Bas, où le monde agricole dénonce la politique du gouvernement depuis un certain temps déjà, la Farmers Defence Force a mis sur pied une branche belge en juin dernier. Elle revendique depuis 4.500 membres. La Belgique compte environ 35.000 exploitations agricoles.
