Dans la foulée d'une réunion de près de trois heures, entre 18h et 21h, avec la ministre flamande de l'Environnement Zuhal Demir (photo), les agriculteurs qui manifestaient ont levé mardi soir les blocages qu’ils avaient placés le matin-même dans le port d'Anvers. La ministre a annoncé que le gouvernement flamand allait tenir compte de leurs préoccupations spécifiques.
Les agriculteurs ont levé les blocages au port d'Anvers après un entretien avec la ministre Demir
Les 70 derniers tracteurs ont quitté la zone portuaire d'Anvers vers 22h mardi soir, a indiqué la police fédérale. Au total, près de cinq cents tracteurs y étaient descendus mardi. Ils ont occupé six carrefours importants pendant toute la journée.
"Nous sommes heureux que la ministre ait voulu nous entendre", a expliqué Stijn Zelderloo, représentant des jeunes agriculteurs indépendants, à l'issue de la rencontre. "Nous espérons que Mme Demir tiendra compte de nos arguments lors des discussions de jeudi. Maintenant, nous allons aller voir les gens au port, qui sont là depuis près de 12 heures, et leur dire de rentrer chez eux".
De nombreux points qui n’avaient pas encore été abordés ont été discutés lors de la réunion avec les agriculteurs, indiquait la ministre Demir. "Je vais faire part de ces préoccupations au gouvernement flamand. Il s'agit d'agriculteurs individuels qui s'expriment spécifiquement sur leur situation. Jeudi, nous avons l'intention de revoir toutes les organisations à Bruxelles."
"Je trouve important d’écouter les besoins spécifiques exprimés par les jeunes agriculteurs et j’ai donc pris le temps de le faire". Zuhal Demir espère pouvoir peser, avec le gouvernement flamand, dans la discussion fédérale et européenne à propos de meilleurs prix pour les agriculteurs. Pour ce qui est de Décret flamand sur l’azote, la ministre régionale de l’Environnement indique disposer de très peu de marge. "Je ne pense pas que nous devions faire de fausses promesses dans ce domaine".
Le groupe de jeunes agriculteurs indépendants aimerait être directement impliqué dans les discussions, car ils ne se sentent pas toujours bien représentés par les grandes associations agricoles. Pour l'instant, il n'est pas certain qu'ils puissent s'asseoir à la table des négociations. Zuhal Demir n'y voit pour sa part aucun inconvénient.

