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L’échevine anversoise Nabilla Ait Daoud (N-VA) a accusé Tom Meeuws (Vooruit) de racisme, une semaine avant sa démission

L'échevine anversoise de la Culture Nabilla Ait Daoud (N-VA) a accusé Tom Meeuws (Vooruit) de racisme, une semaine avant qu'il ne démissionne de son poste d'échevin. Cette information a été rapportée par Gazet van Antwerpen et la nouvelle a été confirmée à la rédaction de VRT NWS. L’échevine aurait été comparée à Hitler et traitée d'échevine "Mocro", le nom donnée aux organisations mafieuses marocaines. De son côté Tom Meeuws nie les faits.

Eric Steffens
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Vendredi 2 février, l’échevine anversoise de l’Enseignement Jinnih Beels (Vooruit) reçoit un message dans sa boîte mail. Ce message provient de Nabilla Ait Daoud, échevine de la Culture (N-VA ), qui fait partie de la même coalition au niveau de la Ville d’Anvers. L'objet de ce mail est "l’attitude déplacée de l'échevin Tom Meeuws, à l'époque encore échevin des Affaires sociales pour Vooruit, et donc camarade de parti de Jinnih Beels.

"À plusieurs reprises, l'échevin Meeuws s'est adressé à moi ou m'a qualifié, dans mon dos, d'une manière très raciste", écrit Nabilla Ait Daoud. Elle parle de comparaisons avec Hitler ou aux nazis, mais elle a également été traitée - selon ses propres termes - d'échevine "Mocro", une référence aux organisations mafieuses marocaines. Et ces termes, elle ne les a pas acceptés, insiste-t-elle. "Il s'agit de calomnie et de diffamation, ainsi que de racisme. C'est aller trop loin. J'espère que ce comportement inapproprié cessera".

Une conversation avec Tom Meeuws

L’échevine Jinnih Beels lui a répondu le mardi suivant, le 6 février, bien qu'elle indique également avoir essayé d'appeler Nabilla Ait Daoud dès le lendemain de son courriel. Mme Beels souligne qu'elle aura un entretien avec Tom Meeuws, ainsi qu'avec le président local de Vooruit, Sascha Luyckx, qui était au courant à ce moment-là également.

Selon Luyckx, cette conversation a eu lieu, a-t-il confirmé à VRT NWS. Lui-même, Jinnih Beels et Karim Bachar, le troisième échevin du Vooruit à Anvers, se sont rencontrés avec Tom Meeuws pour le confronter aux accusations. Selon Sascha Luyckx, Tom Meeuws a lui-même tout nié.

Tom Meeuws nie tout en bloc

Tom Meeuws a fait le même démenti à notre rédaction. Hier, il avait déjà brièvement rejeté cette accusation en la qualifiant d'"absurdité". Aujourd'hui, il répond comme suit à notre question de savoir s'il aimerait répondre plus longuement aux accusations :

"Non, malheureusement, parce que je ne les connais pas. Pourquoi cela sort-il maintenant ? Pourquoi la direction locale de mon parti me tient-elle dans l'ignorance ? Pour ensuite m'accuser de calomnie et de diffamation quatre jours plus tard ? C'est tout de même étrange. Je n'ai pas de réponse à cette farce. C'est à d'autres de les éclaircir".

La conversation entre les membres du Vooruit aurait eu lieu jeudi dernier, le 8 février. Dimanche, Meeuws a annoncé sa démission en tant qu'échevin, bien qu'elle aurait été présentée plus tôt lors du week-end.  

Divergences idéologiques à Anvers ?

Si les faits sont avérés, ils sont "inadmissibles", selon Sascha Luyckx.

Toutefois, il n'est pas établi que l'agitation causée par ces accusations ait joué un rôle dans la décision de Tom Meeuws de démissionner et d'abandonner la politique.

La raison officielle de la démission de Tom Meeuws est qu'il est particulièrement fatigué et qu'il n'a actuellement plus l'énergie nécessaire pour mener à bien sa vie politique. "Je ne veux plus et ne peux plus sacrifier ma force de travail et ma joie de vivre à la politique telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui", a-t-il écrit. Il faisait surtout référence aux "grandes divergences idéologiques" au sein de l'administration de la ville".

À Anvers, la N-VA et Vooruit font partie de la même coalition pour gérer la Ville. La position des socialistes flamands au sein du conseil communal a fait l'objet d'un débat interne considérable. Tom Meeuws estimait que Vooruit devait se démarquer davantage de la N-VA et clarifier les positions de son parti, tandis que Jinnih Beels, à l'instar de la direction nationale du parti, estimait qu'il fallait défendre les décisions du conseil communal.

 

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