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Le centre de transit Caricole en Brabant flamand

Une action de protestation menée au centre fermé Caricole de Steenokkerzeel

Les personnes maintenues au centre fermé Caricole (photo), situé à Steenokkerzeel en Brabant flamand, mènent une action de protestation pour dénoncer "les violences policières perpétrées lors des expulsions". C’est ce qu’a annoncé ce mardi l'association Getting The Voice Out. Tout au long de la journée, les occupants du centre fermé de transit refuseront de manger et de prendre part aux activités.

Anne François Belga
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Le groupe d’action Getting The Voice Out rapporte qu'une personne détenue a été violentée lors d'une tentative d'expulsion la semaine dernière. Selon l'association, elle serait rentrée au centre après cette tentative avec les chaussures trouées et une main cassée. Cependant, "dans le rapport médical, il n'est pas fait mention de fracture à la main", a réagi l'Office des étrangers (OE). "Entretemps, la personne en question est repartie volontairement vers son pays d'origine."

L'Office des étrangers a souligné que les plaintes concernant les violences policières n'étaient pas fondées. L'ambiance est calme au centre, a ajouté l'organisation publique fédérale. Les accompagnateurs n'ont rien remarqué et aucun groupe notable n'était absent au déjeuner, selon eux. D'après un occupant du centre, une quinzaine de personnes respectent pourtant la grève de la faim.

Dans son communiqué, l'association dénonce aussi des problèmes liés au soutien juridique à l'intérieur des centres fermés. "Lorsqu'une personne arrive au centre, on lui donne un avocat. Les avocats disent qu'ils n'ont pas le temps de faire des recours et refusent de les introduire. Ils sont simplement là pour remplir une formalité", regrette l'association.

Elle pointe également les manquements en termes de santé. "Beaucoup de gens sont malades ici, et la détention ne fait qu'aggraver la situation. D'autres personnes étaient en bonne santé à leur arrivée et sont maintenant malades", témoigne un occupant du centre. "Il n'y a que du personnel infirmier dans le centre. On demande des médecins, mais on n'en voit jamais", déplore-t-il. De son côté, l'Office des étrangers assure qu'une équipe de quatre médecins permet de garantir une présence médicale quotidienne au centre.

Caricole est l'un des six centres fermés gérés par l'Office des étrangers, où sont maintenues les personnes qui se voient refuser l'entrée sur le territoire à la frontière en vue de leur éloignement. Les personnes qui ont reçu l'ordre de quitter le territoire en vue de leur éloignement y sont également maintenues.

L'Office des étrangers à Bruxelles

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