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Combien seriez-vous prêt à payer pour protéger un arbre ? Une enquête d'une étudiante de la KU Leuven

Que représente financièrement le grand Sophora du Japon qui se trouve dans la cour du Collège d'Arras (Atrechtcollege) à Louvain (Brabant flamand) ? C'est ce que Karen Peeters, étudiante en gestion de l'environnement et de la prévention à la KU Leuven, étudie dans le cadre de son mémoire de maîtrise. Par le biais d'une enquête en ligne, elle cherche à savoir ce que les gens seraient prêts à donner pour préserver un arbre, afin de déterminer sa valeur patrimoniale.

Eric Steffens
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Le Sophora du Japon ou Arbre de miel, de la Naamsestraat (rue de Namur) à Louvain est visible de très loin. Cet arbre remarquable a une circonférence de plus de 5 mètres et une hauteur d'environ 20 mètres. Il aurait été planté en 1802 ou 1818 dans la cour du Collège d'Arras. Il s'agirait de l'un des deux premiers spécimens qui a poussé dans notre pays à partir de graines japonaises. L'arbre a été reconnu comme monument protégé par Onroerend Erfgoed Vlaanderen en 1974.

"Boom van 't Groot Verdriet"

Cet arbre de miel est surnommé à Louvain "Boom van 't Groot Verdriet" (l’Arbre de la grande tristesse). "Entre 1921 et 1977, le collège d'Arras abritait un dortoir pour étudiantes sous la surveillance de religieuses. Chaque soir, elles devaient rentrer à 19 heures précises. Elles disaient alors adieu à leurs bien-aimés sous l’arbre de miel. Selon la légende, ce sont les larmes versées par les étudiantes à cette occasion qui auraient fait pousser l’arbre et lui donner sa taille impressionnante, explique l’étudiante Karen Peeters.

L'arbre à miel fait désormais l’objet des recherches de Karen Peeters. Elle souhaite en effet déterminer la valeur monétaire que les gens accordent à un arbre. "Nous voulons commencer à associer une valeur monétaire à l'arbre et voir quels sont les avantages que cela lui confère. Il y a différentes façons d'attribuer une valeur à la nature et à la biodiversité. Grâce à une enquête en ligne, nous essayons maintenant de savoir combien les gens seraient prêts à payer pour protéger ou ne pas abattre cet arbre".  

Une enquête menée par la VRT dans le Brabant flamand et à Bruxelles montre que certaines personnes sont finalement prêtes à donner de l'argent pour un arbre. "Je donnerais entre 5 et 10 euros pour que l'arbre ne doive pas être abattu", a déclaré un étudiant. "C'est tout ce que je peux donner pour l'instant, car je ne suis qu'un pauvre étudiant.

"Je donnerais 25 euros pour cela. Un tel arbre ne devrait pas être abattu, c'est un monument qui devrait être protégé", déclare un passant. "La verdure dans la ville est très importante. Elle apporte de l'ombre et de la fraîcheur. Elle rend la ville plus agréable, elle permet de se détendre et elle fournit également de l'oxygène".

Réparation du dommage

Le collège d'Atrecht est actuellement en cours de rénovation. L'Arbre denmiel a été bien emballé pour être protégé. Mais en cas de dommages, les recherches de Karen peuvent aider à déterminer le montant de l'indemnisation que l'entrepreneur devrait payer si un tel arbre était endommagé.

Atrechtcollege Le collège d'Arras fut fondé en 1508 par Nicolaus Ruterius pour les écoliers démunis. Celui-ci l’installa dans sa propre maison, qu’il fit adapter à cette fin. Aujourd’hui, le collège abrite le bureau des relations internationales de la KU Leuven.  

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