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En Flandre aussi on pourra se faire inhumer avec un animal de compagnie

Le Parlement flamand a adopté mercredi soir un projet de décret qui autorisera d'ici quelques mois, comme c’est déjà le cas en Wallonie, les citoyens à être inhumés avec les cendres d’un animal de compagnie, si ce dernier est décédé avant son propriétaire. D’autres changements s’annoncent également.

Anne François Belga
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Le Parlement flamand a approuvé l’amendement du décret sur les cimetières et sépultures, présenté par la ministre de l'Intérieur Gwendolyn Rutten (Open VLD). Il devrait entrer en vigueur encore avant l’été. Il confère aux administrations communales la possibilité d’autoriser que les cendres d’un animal de compagnie qui est déjà décédé et a été incinéré soient placées dans la tombe de son propriétaire.

En Wallonie, la mesure avait déjà été adoptée à l’automne 2023. Le fait que la Flandre emboite le pas réjouit Stéphanie D’Hose (Open VLD), à l’origine de l’amendement. "Nous connaissons tous quelqu’un qui se réjouit que cette modification entre bientôt en vigueur. Beaucoup de gens vivent de façon très émotionnelle le décès d’un animal de compagnie et voudrait pouvoir lui rendre hommage avec respect. Le fait de pouvoir partager avec leur animal préféré leur dernier lieu de repos les rassure".

La députée Katrien Schryvers (CD&V) souligne certaines conditions supplémentaires. "L’urne contenant les cendres de l’animal de compagnie ne peut être biodégradable, afin d’éviter à tout prix un mélange des cendres. Et il est défendu de répandre les cendres de l’animal sur une pelouse d’un cimetière communal, pas même si elles sont évacuées par la suite".

Emporter les cendres d’un ami

L’amendement met en outre fin aux subventions pour les nouveaux crématoriums - parce qu’ils ne sont pas absolument nécessaires -, et permet en outre à des amis de ramener les cendres du défunt chez eux, par exemple dans le cas où le défunt n'entretenait plus de contact avec sa famille. Jusqu’à présent, seuls des membres de la famille étaient autorisés à ramener les cendres d’un défunt à leur domicile.

"Nous constatons qu’un nombre croissant de personnes vivent seules et décèdent sans avoir de la famille proche. Dans ce cas, ce sont souvent des amis proches qui organisent les funérailles. C’est la raison pour laquelle nous autoriserons les personnes qui ne sont pas liées par le sang à reprendre chez eux les cendres d’un ami ou une amie", explique Gwendolyn Rutten.

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