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Une nouvelle forme d'escroquerie : le quishing est un hameçonnage passant par des codes QR

Le service public fédéral Économie appelle à la vigilance face à la diffusion de faux codes QR (surnommé le "quishing") par le biais de courriels, de SMS ou de messages WhatsApp, derrière lesquels se cachent des adresses internet. Celles-ci semblent provenir d'organismes officiels et les victimes sont invitées à payer une amende ou une facture (fictive), met en garde le SPF Économie. L’an dernier, il a reçu près de 600 signalements de personnes qui avaient été victimes de cette forme de hameçonnage.

Anne François Belga
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Lorsque les victimes scannent le code QR, elles tombent sur des sites de phishing (escroquerie par message électronique) ou doivent effectuer un paiement. Les codes QR peuvent également être utilisés pour tenter d'installer des logiciels malveillants chez les victimes, afin de voler des données personnelles telles que les identifiants bancaires.

"Les escrocs suivent les tendances actuelles et utilisent également l'intelligence artificielle", poursuit le service public fédéral Économie. Ils s'en servent, par exemple, pour rédiger des messages trompeurs. "Cela leur permet de rédiger des messages de meilleure qualité et de manière encore plus professionnelle, ce qui les rend plus difficiles à repérer", expose encore le service public.

Ce dernier ajoute que les escrocs utilisent ensuite les données dérobées pour de l'ingénierie sociale, "une pratique frauduleuse destinée à vous approcher encore plus personnellement et à augmenter les chances de succès de l'escroquerie".

Nettement moins de signalements

Le nombre de signalements de cas de phishing (photo) lors desquels la victime a déclaré avoir perdu de l'argent a baissé en 2023, ajoute le service Economie. Un total de 597 signalements ont ainsi été enregistrés en 2023, contre 1.059 en 2022. La perte moyenne déclarée par les victimes (qui ne correspond pas nécessairement à la perte financière réelle) a également diminué, passant de 4.678 à 4.080 euros.

Le Service public fédéral appelle à la vigilance et conseille notamment de vérifier l'adresse courriel de l'expéditeur, de ne cliquer sur rien de suspect et de ne jamais transmettre ses données personnelles ni bancaires.

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