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Des armes imprimées en 3D découvertes dans une cache à Oud-Heverlee

La police démantèle un atelier fabriquant des armes imprimées en 3D à Oud-Heverlee et Louvain

La police judiciaire fédérale de Louvain (Brabant flamand) a arrêté deux suspects dans le cadre d'une enquête sur des armes à feu imprimées en 3D (photo). Neuf autres personnes ont été interpellées en France, principalement des acheteurs. Il s'agit de l'une des plus importantes opérations policières menées à ce jour dans la lutte contre le trafic et la fabrication d'armes en 3 dimensions en Europe, indiquait le parquet de Louvain.

Anne François Belga
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En août 2023, la police judiciaire fédérale de Louvain était informée par les autorités françaises d'une enquête qu'elles effectuaient sur des armes imprimées en 3D. Ces armes faisaient l'objet d'un trafic par le biais du dark web, le réseau internet clandestin accessible uniquement via des logiciels, configurations ou protocoles spécifiques.

L'enquête française a notamment révélé que plusieurs colis contenant des composants d'armes avaient été envoyés vers une adresse située à Oud-Heverlee. Le personnage-clé de l'affaire, un homme de 26 ans de nationalité française, semblait avoir trouvé une planque à Louvain. Les enquêteurs de Louvain ont alors ouvert une enquête avant de découvrir, après plusieurs mois de recherches, l'endroit où se terrait le principal suspect.

Les armes illégales découvertes à Oud-Heverlee

"Grand succès"

Le 29 janvier, des perquisitions simultanées étaient menées en France et en Belgique, en coordination avec les autorités françaises et avec le soutien de l'agence européenne de coopération policière Europol. En Belgique, les perquisitions ont eu lieu à Louvain et sa banlieue Oud-Heverlee.

Elles ont permis de mettre au jour un atelier clandestin de fabrication d'armes en 3D. Des dizaines de composants d'armes en métal et en plastique ainsi que des armes à feu 3D prêtes à l'emploi ont ainsi été saisies. Par ailleurs, deux personnes ont été interpellées. Il s'agit d'une jeune femme de 18 ans originaire de Louvain et de son compagnon, un Français de 26 ans.

"L’opération commune peut être considérée comme l’un des plus grands succès de police réalisés jusqu’ici en Europe dans la lutte contre la production d’armes en 3D", précisait le parquet de Louvain. "Ce qui nous inquiète, c’est que via l’impression 3D des armes illégales intraçables deviennent plus accessibles au grand public", indiquait Lieve Craps de la police fédérale judiciaire de Louvain à VRT NWS.

La chambre du conseil a confirmé le maintien en détention de la jeune femme, tandis que la France a réclamé l'extradition du jeune homme. Ce dernier comparaîtra vendredi devant la chambre du conseil, dans le cadre de la délivrance d'un mandat d'arrêt européen en vue d'une extradition vers l'Hexagone.

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