Avec les bourgmestres des villes portuaires néerlandaise de Rotterdam et allemande de Hambourg, le mayeur d’Anvers effectue actuellement une visite en Equateur, qui a pour priorité d’accroître la lutte contre le trafic de stupéfiants et la criminalité qui y est liée. Les trois bourgmestres ont rencontré notamment le président Daniel Noboa, qui ordonnait en début de semaine l'extradition de tous les prisonniers étrangers incarcérés dans le pays en proie à une crise carcérale aiguë sur fond d'emprise croissante des narco-trafiquants. "Votre problème est notre problème", lui expliquait Bart De Wever.
Bart De Wever en Equateur pour tenter de juguler le trafic de cocaïne
Ces dernières années, l’Equateur est en proie à la violence liée au trafic de stupéfiants. Le port de Guayaquil est le plus important actuellement pour l’exportation de cocaïne à destination de la Belgique et des Pays-Bas. Dans les ports d’Anvers et de Rotterdam, des quantités toujours accrues de drogue sont interceptées. Bart De Wever estime qu’il est essentiel de rassembler les forces pour lutter contre le narcotrafic. Ce n’est pas tous les jours que le bourgmestre anversois est accueilli dans un palais présidentiel.
Mais pour le président Noboa également, la visite des trois bourgmestres est importante. Il espère en effet recevoir de l’aide européenne pour lutter contre les cartels de drogues en Equateur. "L’Union européenne joue un rôle crucial dans nos échanges économiques et culturels. Et nous espérons que cela pourra s’étendre à des opérations de sécurité coordonnées", déclarait Daniel Noboa (photo archives). Les trois bourgmestres de villes portuaires d’Europe occidentale veulent unir leurs forces contre la consommation de drogues et donc le trafic.
"Votre problème est notre problème", déclarait Bart De Wever dans son discours en présence de Noboa. "Les drogues sont consommées en Europe. Nous sommes donc à la base du problème de criminalité en Equateur. Nous venons donc en modestes bourgmestres, pour vous proposer une aide à votre solution".
Début janvier, le président Noboa déclarait l’état d’urgence et la guerre à 22 bandes criminelles actives dans la contrebande de drogues. Ses services de sécurité aiment effectuer des arrestations de masse. Mais tant que la pauvreté sévira en Equateur, les bandes de trafiquants feront de nouvelles recrues, comme le soulignait le bourgmestre de Rotterdam.
L’an dernier, la police locale a saisi 116 tonnes de cocaïne au port anversois. Une grande partie de cette drogue provenait d’Amérique latine, mais aussi d’Afrique occidentale, étant donné que les cartels cherchent de nouvelles routes pour écouler leur marchandise.

