Lebbeke a lancé un projet pilote visant à éliminer les rats d'une manière alternative et plus respectueuse des animaux. Non plus en utilisant du poison, comme le faisait la commune jusqu'à présent, mais grâce à un "bac intelligent" dans lequel les rats se noient dans un mélange d'eau et d'alcool. Grâce à cette nouvelle méthode, les rats souffrent moins longtemps, aucun autre animal ne peut être atteint et la commune saura exactement combien de rats elle a capturés.
Lebbeke, première commune de Flandre orientale à attraper les rats sans poison mais avec de l'alcool
Certaines villes et communes utilisent déjà un système autre que le poison pour lutter contre les rats, mais Lebbeke est la première ville de Flandre orientale à utiliser ce système pilote. Jusqu'à présent, la lutte contre les rats à Lebbeke se faisait à l'aide de poison. Mais beaucoup de rats deviennent résistants à la plupart des types de poison. Ce n'est que lorsque les rats en ont consommé beaucoup qu'ils finissent pas mourir après une longue agonie. Depuis deux semaines, la commune expérimente un système différent, avec des "bacs intelligents".
"Nous installons une sorte de petit conteneur qui nous permet de détecter les rats", explique Nathalie Willems, du service de l'environnement de Lebbeke. "Les rats sont attirés par une sorte de leurre, ce qui permet de gagner leur confiance. Une fois qu'ils se sont familiarisés avec le leurre et le conteneur, le système se met en marche et les rats tombent dans un mélange d'eau, d'huile et d'alcool. La faible densité du mélange les empêche de nager. Alors que les rats empoisonnés souffrent parfois pendant des heures, voire une demi-journée, avec ce système, ils meurent par noyade en moins d'une minute".
Le système est également équipé d'une application. Le dératiseur de Lebbeke peut y suivre tout ce qui se passe, comme le nombre de détections et le nombre de rats attrapés. Selon la commune, c'est d'emblée l'un des avantages du nouveau système : avec le poison, on ne peut pas savoir où les rats meurent, ni combien il y en a au final.
"Seuls les rats meurent, il n'y a pas de risque pour d'autres animaux"
En outre, le nouveau système garantit qu'aucun autre animal ne puisse mourir. "Les rats empoisonnés qui mourraient dans la nature pouvaient être mangés par d'autres animaux, et ils étaient donc souvent empoisonnés à leur tour ", explique Nathalie Willems.
Un projet pilote avec cinq bacs est actuellement en cours. En deux semaines, la commune a déjà capturé 15 rats avec ce nouveau système. "Ce n'est qu'un début, nous espérons évidemment que ce chiffre augmentera", conclut Nathalie Willems. "Mais nous allons bientôt évaluer le système. S'il s'avère satisfaisant, nous voulons acheter des bacs supplémentaires afin de couvrir l'ensemble du territoire de la commune.
