La commune de Harelbeke (Flandre occidentale) va utiliser un moyen contraceptif pour limiter la reproduction des pigeons qui se multiplient sur son territoire. Elle projette ainsi de placer des mangeoires destinées aux oiseaux, le long des rives de la Lys. Ces mangeoires disperseront des grains de maïs qui contiennent une substance contraceptive. Ils ne seront pas dangereux pour les êtres humains, ni pour les autres espèces d’oiseaux. Ce type de projet a déjà été testé par le passé (mais avec une autre substance) dans des communes balnéaires, qui souffrent aussi d’une surpopulation de pigeons et mouettes.
Harelbeke utilise un contraceptif pour réduire le nombre de pigeons sur son territoire
Selon l’administration communale de Harelbeke, les pigeons créent pas mal de nuisances dans la ville et leurs excréments peuvent transmettre des maladies. Pour limiter la population des pigeons, une mangeoire a déjà été placée sur les rives de la Lys, juste en-dessous du pont Hogebrug (photo principale).
Cette mangeoire contient des grains de maïs qui ont été traités au produit R12. C’est l’un des noms sous lesquels est commercialisée la nicarbazine, un médicament vétérinaire connu depuis des décennies notamment pour ses propriétés antiparasitaires. Cette substance a aussi pour effet de compromettre le développement de l’embryon dans les œufs. Ce qui conduit progressivement à une diminution du nombre d’œufs pondus et éclos.
Aux doses utilisées pour le traitement contraceptif, la nicarbazine ne perturberait que la maturation de l’œuf, tandis que les autres processus physiologiques et les comportements reproducteurs de l’oiseau restent inchangés.
Un projet semblable est déjà en cours dans les villes de Courtrai et Menin, toutes deux situées également en Flandre occidentale, et porterait ses fruits.
