Un rassemblement s'est tenu mercredi soir à Bruxelles, en soutien à la grève générale et la manifestation massive secouant l'Argentine le même jour. Dès 17h30, une centaine de personnes étaient réunies place de la Monnaie pour dénoncer le régime du président ultralibéral argentin, Javier Milei, et son projet de loi "omnibus".
Un rassemblement en soutien à la grève générale en Argentine s'est tenu à Bruxelles
Ce "méga-décret", en raison de la variété des sujets concernés, prévoit le transfert à l'exécutif de pans entiers du pouvoir législatif actuel dans de nombreux domaines. Il ouvrirait notamment la voie à une réforme en profondeur du droit du travail ainsi qu'à une dérégulation massive de l'économie.
"La patrie n'est pas à vendre", insistaient les manifestants, parmi lesquels de nombreux résidents belges d'origine argentine, soutenus par des membres de la FGTB, de la CSC et de la Confédération Syndicale Internationale (CSI). "Tous unis contre l'extrême-droite et l'ultralibéralisme" et "Pas touche aux droits des femmes", pouvait-on lire sur certaines pancartes.
Exprimant indignation et crainte face aux mesures austéritaires du gouvernement argentin, le secrétaire adjoint général de la CSI, Eric Manzi, a rappelé sa solidarité avec celles et ceux qui s'attèlent à défendre "les valeurs et les libertés fondamentales de notre démocratie". Actuellement menacés en Argentine, ces droits représentent une "attaque considérable contre le peuple argentin", selon lui, non sans rappeler "les jours sombres de la dictature".
Les manifestants ont alerté sur les conséquences désastreuses de telles mesures qui, sous prétexte de restructurer l'économie et la société argentine, détruiraient "plus d'un siècle de travail et de luttes sociales".
"Nous sommes ici pour défendre les droits économiques, sociaux, politiques et culturels des Argentins, ainsi que l'essence du droit du travail, la souveraineté nationale sur les ressources naturelles, la sauvegarde des services publics, ou encore la préservation des droits des femmes et des minorités", résumait une manifestante.
