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Les écoles secondaires qui veulent créer une option latin ou grec reçoivent plus de temps pour trouver 5 élèves

Le ministre flamand de l’Enseignement a décidé d’octroyer non plus deux ans mais trois ans de temps aux écoles secondaires néerlandophones qui veulent ouvrir un nouveau cours de latin ou grec pour trouver le minimum requis de cinq élèves. Ben Weyts avait annoncé fin 2023 vouloir supprimer des "options fantômes" qui ne sont suivies que par moins de cinq élèves dans trop d’écoles. Mais il estime que les formations doivent pouvoir rester suffisamment intéressantes et stimulantes, et veut donc donner davantage de temps aux écoles qui investissent dans des cours de latin et de grec pour rassembler assez d’inscriptions. Pour la création d’autres options d’études, les écoles reçoivent deux ans de temps pour trouver le nombre requis d’élèves. Certaines autres exceptions sont néanmoins prévues.

Anne François
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Une étude réalisée par le département de l’Enseignement à la demande du ministre de tutelle Ben Weyts avait révélé fin 2023 que près d’un quart des options d’études proposées dans les deuxième et troisième degrés des écoles secondaires néerlandophones comptent moins de cinq élèves inscrits. Le ministre de l’Enseignement estime qu’il s’agit là d’un "éparpillement des moyens et des enseignants" et souhaite donc mettre un terme à ce qu’il qualifie d’"options fantômes".

Dorénavant, la création de nouvelles options d’études ne sera autorisée dans les écoles que si celles-ci trouvent endéans deux ans un minimum de cinq élèves qui veulent les suivre. Une exception était déjà faite pour l’enseignement technique et professionnel dont les formations sont axées sur des métiers en pénurie. Ces écoles ont trois ans pour trouver un nombre suffisant d’élèves.

Plusieurs exceptions prévues

Ben Weyts annonce maintenant que les options Langues classiques (latin et grec) bénéficieront également d’une exception. Concrètement, cela veut dire que les écoles secondaires néerlandophones qui veulent ouvrir un cours de latin ou de grec - ou une option latin-grec - recevront trois ans au lieu de deux pour rassembler le nombre minimum d’inscriptions. Le ministre veut ainsi donner davantage de temps à la formation en langues classiques, considérée comme exigeante. "Certaines personnes trouvent cela suspect de vouloir soutenir les élèves les plus performants, moi je trouve cela logique", déclarait Ben Weyts. "Nous devons pouvoir oser de donner un avantage aux formations exigeantes, comme les options latin et grec".

"Nous devons aussi solliciter davantage nos élèves doués en mathématiques, parce qu’ils sont notamment nos futurs ingénieurs", déclarait encore le ministre N-VA. Il prévoit donc aussi une exception dans ce domaine précis. Les options maths fortes du deuxième degré secondaire pourront donc être maintenues. L’introduction des "objectifs minimaux" dans le secondaire avait en effet fait craindre pour la survie de ce type d’options, mais Ben Weyts trouve important que "des jeunes doués en math puissent recevoir des cours suffisamment exigeants".

Les nouveaux programmes d’enseignement en Flandre prévoient donc que pour les options Latin, Latin-grec, Economie, Sciences naturelles et Sciences technologiques au deuxième degré un nombre élevé d’heures de mathématiques puisse également être inclus. "L’excellence n’est pas un vilain mot, à mes yeux. Si on veut un enseignement de meilleure qualité, il faut oser opter pour des défis et des formations aussi exigeantes que possible !", déclarait encore le ministre Weyts. "Beaucoup de choses changent dans notre enseignement, mais certaines évolutions menacent la recherche de l’excellence".

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